Saison musicale 2011 – 2012

saison2011-2012
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Vendredi 23 septembre 2011

Hommage à Jehan Alain (1911 – 1940)

Auditorium du conservatoire – 18h
Jehan Alain, musicien poète
Conférence d’Aurélie Decourt

Aurélie Decourt, fille de Marie-Claire Alain, la grande organiste de renommée internationale si attachée à l’orgue de l’abbaye de Valloires, est la nièce de Jehan Alain. Historienne de formation – elle est agrégée de l’université -, Aurélie Decourt a travaillé pendant plus de dix ans sur les musiciens de sa famille. Elle a soutenu une thèse de doctorat sur Jehan Alain à l’Université de Paris IV et a publié : Jehan Alain – biographie, correspondance, dessins, essais.
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Jehanalain

Église Saint-Gilles d’Abbeville – 20h

Béatrice Piertot Merlin orgue
Emma Pierce soprano
Chœur Albert Laurent – direction Ian Ward

Fils de l’organiste Albert Alain, Jehan eut le bonheur de jouer dès l’enfance le merveilleux instrument construit par son père dans le salon de la maison familiale. Cet orgue aux sonorités rares et à la mécanique subtile présida au destin non seulement de Jehan mais aussi des trois autres enfants d’Albert Alain, Marie-Odile, Olivier et Marie-Claire. Dès l’âge de treize ans, Jehan devint le suppléant de son père aux claviers du grand orgue de sa ville natale, Saint-Germain-en-Laye. Il entra au Conservatoire de Paris, fut nommé à 25 ans organiste titulaire à Saint-Nicolas de Maisons-Laffitte. En pleine maturité créatrice, “le 20 juin 1940, à la défense de Saumur, [il tomba], frappé d’une balle en plein cœur. Il avait vingt neuf ans – et du génie” (Bernard Gavoty). Jehan Alain a laissé une œuvre très personnelle et abondante ; des pièces pour piano, pour cordes et vents côtoient des œuvres vocales profanes et sacrées. L’œuvre d’orgue, la plus jouée grâce à sa sœur Marie-Claire Alain, offre de grands chefs-d’œuvre. Jehan Alain prit part aux activités du groupe Jeune France créé en 1936. Il partageait avec celui-ci la volonté d’une “réincarnation de la musique dans l’homme”.

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Mardi 15 novembre 2011

Chapelle du Carmel d’Abbeville – à partir de 19h

Nawal Oueld Kaddour piano
Jean-Baptiste Porquet piano
Alexandra Luiceanu harpe
Simon Charbonnel guitare
Georges Dumé piano

liszt

Pianiste virtuose de génie, Liszt (1811 – 1886), au cours des “huit années d’exécution transcendante” qu’il consacra à sa carrière, donna plus de mille concerts à travers l’Europe, inventant le récital de piano, jouant le premier de mémoire des programmes complets, opérant une avancée technique sans précédent dans l’histoire du piano. Les vastes auditoires venus l’écouter, emportés par son jeu magnétique, sortaient de ses récitals “complètement annihilés par le sentiment du surnaturel, du mystérieux, de l’incroyable”. Malgré l’accueil enthousiaste rencontré, Liszt décida de se retirer de la scène à l’âge de trente cinq ans, de mettre fin à sa vie de musicien errant pour devenir maître de chapelle à la cour de Weimar qu’il espérait placer à l’avant-garde de la musique moderne. Il mena alors une intense activité de chef d’orchestre, travaillant avec entêtement à faire connaître les œuvres de Berlioz et de Wagner. Il fut aussi un “astre étincelant” aux yeux de la nation hongroise. La mort de son fils Daniel, puis de sa fille aînée Blandine, affectèrent profondément Liszt. À cinquante ans passés, il prit les ordres mineurs.

Liszt fut un des grands compositeurs du 19ème siècle ouvrant la voie, peut-être plus que Wagner, à la modernité, pulvérisant les thèmes, déconstruisant la tonalité et les formes, libérant la mélodie des chaînes de la carrure. La hardiesse de son écriture n’échappa pas aux musiciens de l’École de Vienne, en particulier à Schoenberg.

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Mercredi 30 novembre 2011

Salle polyvalente de Drucat – 19h
Anne Vervelle présente Liszt
avec la participation des élèves du conservatoire

Printemps 1848. Paris, Rome, Prague, Vienne, partout les mêmes scènes se reproduisent. Des peuples avides de liberté tentent de renverser des monarques.

Le compositeur Franz Liszt est lui aussi soumis à une autorité suprême mais d’un genre bien différent : “Pour moi, l’importance du piano est énorme. Il me tient lié par des chaînes que je ne pourrai jamais briser”.

À l’occasion du bicentenaire de la naissance du “génial hongrois” comme l’appelait Chopin, les élèves du CRI vous proposent de redécouvrir les œuvres de Liszt, de ses contemporains et de quelques autres artistes influencés par cette figure musicale incontournable.

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Mardi 6 décembre 2011

Chapelle du Carmel d’Abbeville – 20h

Un concert pour Alfred Manessier
Pascal Auguste trompette
Simon Charbonnel guitare
Anne-Lise Gillet piano
Maitane Sebastian violoncelle
Julien Le Pape piano
Chœur Albert Laurent – direction Ian Ward
et les élèves du Conservatoire

manessier

Si ce que tu vas dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi”.

Je ne sais si tu connais ce proverbe, [je crois, un proverbe du désert]. Je le trouve fantastique. Et en peinture, c’est tout à fait cela : un dialogue, une communication dans le silence. La musique aussi d’ailleurs est une forme, un écho du silence. Je crois que le plus bel endroit pour se retrouver, pour se connaître, c’est le silence.

Alfred Manessier, dialogue avec Djilali Kadid

 

« Il est souvent facile et un peu vague de dire qu’un peintre est “musical”, mais dans le cas de Manessier, cela veut dire qu’on retrouve l’art inépuisable de la variation, la profondeur polyphonique des voix, la coexistence de la pure intensité lyrique et des nuances voluptueuses. J’entends dans toute son œuvre comme un immense Te Deum où des plages méditatives alterneraient avec de somptueux tutti. »

François-Bernard Mâche, compositeur, La musique sacrée de Manessier, 1989

Le registre des inscrits à l’École nationale de musique d’Abbeville mentionne comme élève, l’année 1920, Alfred Manessier. Le jeune garçon ne resta que quelques mois dans l’établissement mais il poursuivit à Amiens, où son père l’avait envoyé pensionnaire au lycée de la ville, les cours de violon commencés à Abbeville. Il abandonna l’étude de l’instrument vers sa seizième année, pourtant la musique ne cessa d’accompagner sa vie de tous les jours comme sa vie d’artiste. Il aimait à siffler ou à chanter de sa belle voix de baryton martin : des airs d’opérette, des chansons d’atelier, Le temps des cerises.

En 1943, Alfred Manessier, lors d’un séjour à la Trappe de Soligny, entend à la nuit le Salve Regina, une des plus belles litanies du répertoire grégorien chantée alors que l’Office des Complies s’achève. Le chant accomplit une nouvelle fois ce pour quoi l’église chrétienne l’a d’emblée privilégié : permettre à la foi de se répandre en l’homme. Alfred Manessier se convertit ; il repense alors sa peinture ou plutôt sent qu’il ne peut continuer sur le chemin emprunté jusqu’alors et rejette la figuration. “La haute mission du peintre est de faire chanter les couleurs. Il est né pour cela et pour rien d’autre. Ni pour représenter ou non-figurer, ni pour conter ou dépeindre. Non – Chanter (en joie ou en souffrance) lui suffit”, notera-t-il le 30 avril 1993, un mois avant l’inauguration des vitraux de l’église du Saint-Sépulcre d’Abbeville.

Le 1er décembre 1991, quelques jours avant le jour anniversaire de sa naissance qui est aussi celui de la mort de Mozart, Alfred Manessier avait relu et recopié la lettre envoyée le 4 avril 1787 par Mozart à son père dans laquelle le musicien traite de la mort, “cette véritable et parfaite amie de l’homme”. Alfred Manessier reprend alors ce thème déjà abordé en 1950. Notre amie la mort selon Mozart sera la dernière toile de l’artiste, laissée inachevée.

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echafaudage

Vendredi 13 janvier 2012

Théâtre municipal – 20h

L’Échafaudage

Concert théâtral pour un échafaudage et trois percussionnistes
Les Percussions de l’Étable
conception Georges Pennetier
avec Rafaël Meyrier, compositeur/arrangeur et claquettiste
Aurélien Falkowska, musicien et circassien
Georges Pennetier, percussionniste
lumières : David Ripon

Un voyage dans les percussions, insolite, poétique et drôle pour petits et grands.
Ce spectacle réunit des percussionnistes d’horizons différents dans un voyage exploratoire à travers un univers de rythmes et de sons utilisant les percussions classiques ou traditionnelles, digitales ou à baguettes, et jouant également de détournements d’objets ou de situations.
Les Percussions de l’Étable vont au-delà du simple concert. Ils lorgnent du côté du théâtre, construisent des personnages improbables en empruntant à différentes formes artistiques. Au final, ils proposent une nouvelle forme de vie, la leur, musicale, divertissante, simple et sophistiquée à la fois.

L’Échafaudage est un spectacle de percussions avec instruments (tambours, cymbales, gongs, percussions mélodiques en bois…) et objets du quotidien (arsenal de cuisine, bidons, outils…). Ils sont placés à différents niveaux de l’échafaudage, qui lui-même devient instrument. A trois, à deux, en solo, de cet appareillage ils tirent de belles surprises musicales qui ne se réduisent pas au détournement. Une scène porte ainsi sur les harmoniques les plus fines des cymbales en cuivre, une autre sur le développement du roulement sur les caisses de la batterie, d’autres explorent les sons de percussions traditionnelles comme les tambours chinois, les calebasses, ou le bâton de pluie – des graines dans un tube. Le tout avec des apparitions-disparitions des trois musiciens sur leur échafaudage par un travail sur les lumières en accord avec la musique.”

Sylvain Siclier Le Monde

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Mardi 27 mars 2012

Chapelle du Carmel d’Abbeville – 20h

Karol Beffa, pianiste, compositeur et improvisateur
avec la participation des élèves et enseignants du conservatoire

beffa

D’origines suisse et polonaise, le compositeur français Karol Beffa, né en 1973, mène parallèlement études générales et études musicales après avoir été enfant acteur dans plus d’une quinzaine de films. Il est reçu premier à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, étudie l’histoire, l’anglais, la philosophie et les mathématiques. Au CNSM de Paris, il obtient sept Premiers Prix. Depuis 2004, il est maître de conférence à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm. Pianiste, improvisateur, Karol Beffa est un compositeur invité de nombreux festivals et joué par des ensembles célèbres et les plus grands orchestres. Il a été en 2009 et 2010 l’un des trois nommés aux Victoires de la musique dans la catégorie “meilleur compositeur”.

Les premières œuvres écrites vont dans “deux directions clairement définies : un pôle contemplatif, extatique, au rythme harmonique souvent très lent et un pôle dynamique, d’une extrême nervosité, où la musique prend souvent la forme d’un mouvement perpétuel”. Il essaye “maintenant de combiner les deux pôles selon les instruments de la formation pour laquelle [il] écrit, et éventuellement de passer de l’un à l’autre par condensation ou vaporisation progressive”.

Karol Beffa aime à accompagner des films muets ; il improvise sur des lectures de textes ou à partir de thèmes donnés par le public. Lors de ce concert, il lui sera proposé d’improviser sur des œuvres d’Alfred Manessier.

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Vendredi 30 mars 2012

Chapelle du Carmel d’Abbeville – 20h
César Franck – Albert Laurent

Quatuor Kairos
>Marina Beheretche – premier violon
Lucile Duran – second violon
Aude Fade – alto
Maitane Sebastian – violoncelle
et Julien Le Pape – piano

kairos_744_n“Quatre jeunes femmes, quatre personnalités qui, bien que différentes, se rassemblent dans un même discours qui tout en les réunissant les amène au-delà de chacune d’elles. C’est bien cela un vrai quatuor et celui-là s’appelle le Quatuor Kairos”.

Michel Sendrez – compositeur

Le Kairos est le temps de l’occasion opportune, de l’instant propice. Une porte sur une autre perception de l’univers, une autre perception de soi.

Fondé l’été 2009, le Quatuor Kairos a obtenu le Prix Bonnat de l’Académie internationale Maurice Ravel en septembre de la même année. Fort soutenues par le violoniste Jean-Jacques Kantorow, les fondatrices du Quatuor Kairos explorent aujourd’hui tous les répertoires musicaux, de la musique baroque à la musique contemporaine. Elles ont en particulier créé le Quatuor de Michel Sendrez qu’elles ont enregistré pour le film de présentation des œuvres du sculpteur Aitor Mendizabal ; et le compositeur Florent Gauthier leur a récemment dédié son second Quatuor.

Entré au CNSM de Paris à l’âge de 15 ans, Julien Le Pape y obtient un Premier Prix de piano avant d’intégrer le cycle de perfectionnement dans la classe de Georges Pludermacher, puis un Diplôme de musique de chambre dans la classe de Bruno Pasquier. En 2002 et 2004, il reçoit à deux reprises le Prix de l’Académie Maurice Ravel de Saint-Jean-de-Luz. Julien Le Pape donne des récitals tant en France qu’à l’étranger.

Le Quatuor Kairos aime à proposer des programmes inédits : le Quatuor d’Albert Laurent et le Quintette avec piano de César Franck. Quels liens entre ces deux compositeurs ?

Albert Laurent et sa famille s’installent à Abbeville au cours de la Première Guerre mondiale. Albert Laurent y fait la connaissance du compositeur, ancien élève de César Franck, Paul de Wailly, par ailleurs propriétaire du Château de Bagatelle. Leur admiration commune pour Franck, dont l’écoute de la Symphonie avait été une révélation pour le jeune Albert, ne peut que rapprocher les deux hommes. Ensemble, ils fêtent le 30 avril 1922 à Abbeville le centenaire de la naissance de Franck : Paul de Wailly parle de La vie et l’âme de César Franck, Albert Laurent et le Quatuor Lillois jouent le Quintette en fa mineur, une œuvre monumentale au caractère intensément dramatique. Quant au Quatuor d’Albert Laurent, il fut composé en 1912 et resta à l’état de manuscrit.

Paul de Wailly à propos du Quatuor, de la Sonate et du Quintette de César Franck : “Ces œuvres ne sont pas une suite de thèmes mélodiques juxtaposés. Non. Ces oeuvres sont bâties comme sont bâtis les palais et les cathédrales. Elles ont un sujet, et ce sujet au milieu de ses diverses transformations reste l’armature du morceau […] Ces œuvres vivent de leur propre force, sans qu’il soit besoin d’une petite histoire pour excuser leur raison d’être.”

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marcosMardi 10 avril 2012

Église Saint-Fuscien de Grand Laviers – 20h
Classe de chant de Marcos Loureiro de Sá
Anne-Lise Gillet piano

Lors du concert du 30 avril 1922 commémorant le centenaire de César Franck, de nombreuses mélodies figuraient au programme. Madame Witkowski de la Schola Cantorum accompagnée au piano par Albert Laurent chanta des œuvres de Franck, mais aussi de compositeurs qui avaient été ses élèves, que Paul de Wailly avait fréquentés dans les années 1880 et qu’il reçut, tel Vincent d’Indy, au château de Bagatelle : Ernest Chausson, Guy Ropartz, Louis de Serres, Pierre de Bréville, Henri Duparc, Charles Bordes et Vincent d’Indy.
La classe de chant de Marcos Loureiro de Sá et Anne-Lise Gillet vous proposent une soirée s’inspirant largement de ce programme qui sera complété de mélodies d’Albert Laurent, d’œuvres pour piano solo ou d’œuvres de musique de chambre.
Une visite de Monsieur d’Indy à Bagatelle m’est restée très présente ; il arriva durant notre dîner. La maison était encore éclairée au pétrole et la puissante statue du maître, sa crinière de lion blanc, sa mouche sous un menton légèrement prognathe me fit autant d’effet dans l’ombre que si un demi-dieu était tombé du plafond peint de nuages de la salle à manger.
Jacques de Wailly

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Dimanche 20 mai 2012

Théâtre municipal d’Abbeville – 20h

Orchestre d’Harmonie d’Abbeville
direction Brigitte Bailleul

ohaL’Orchestre d’Harmonie d’Abbeville (OHA) est un orchestre associatif qui accueille des musiciens amateurs de différents âges, dont des élèves de fin de cycle 2 et de cycle 3 du conservatoire de l’Abbevillois. En effet, ces deux entités ont signé une convention de partenariat permettant aux élèves participant aux activités de l’OHA de valider leur module de pratique collective.

L’OHA est dirigé par Brigitte Bailleul, professeur au CRI et responsable au sein de l’établissement des classes d’orchestre d’harmonie ; elle est assistée par deux musiciens directeurs adjoints. L’OHA se produit régulièrement en concerts à diverses occasions : concert de Noël, concert de gala, fête de la musique, mais il joue aussi lors de messes (Saint-Cécile par exemple), participe aux cérémonies officielles de la ville d’Abbeville et se présente régulièrement aux concours nationaux d’orchestre : le dernier en date, à Roncq en 2008, où il a obtenu un “Premier Prix mention Très Bien”, lui permet d’accéder au concours d’excellence.

L’OHA, toujours en quête d’ouverture pour ses musiciens et soucieux de multiplier les expériences (concerts avec soliste, chorales, comédiens…), vous propose, pour son concert de gala 2012, une rencontre particulière : celle de l’Orchestre d’Harmonie d’Abbeville et d’enfants de plusieurs écoles élémentaires. Le projet : monter tous ensemble un conte musical.

Chanter, jouer d’un instrument de percussion, le tout accompagné d’un orchestre, tout un programme !!!

La première partie du concert sera consacrée aux œuvres travaillées par l’OHA dans l’année, la seconde au conte musical “Un monde en harmonie”, sur une musique de Marc Stekar et des paroles de Jean-Claude Decalonne.

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Jeudi 31 mai 2012

Chapelle du Carmel d’Abbeville – 20h

Gunung Sebatu
Vincent Lê Quang saxophone

sebatu

Sebatu : village au cœur de Bali auquel je suis attaché. C’est là où j’ai rencontré des gens extraordinaires, et qui plus est de très grands musiciens de Gamelan.

…S le plus grand archipel du monde, petits bouts de terre entourés de mer, entre rizières et volcans, le diamant Sebatu…”

“Notre rencontre… Spontanée, improvisée, juste. En effet, nous nous sommes mis à jouer ensemble, improviser tous les deux en attendant les autres musiciens (ou retardataires) d’un orchestre auquel nous participions. Du coup, rien n’était prévu, de l’instantané, plus ou moins improvisé… C’est seulement quelques semaines plus tard que j’ai décidé de monter ce duo “plus sérieusement”. Cela remonte à 6 ans maintenant. Ces années nous ont permis d’effectuer un gros travail sur l’écriture, le son du groupe, notre rôle… Depuis 2 ans, nous nous détachons complètement des formes, des fonds que nous avons mis en place et nous nous retrouvons maintenant à “composer” une musique live. Totalement improvisée mais également à base de matières, textures, voire même de pièces entièrement écrites glissées à l’intérieur de nos improvisations. S’en servir comme prétexte à…

Pour ce qui est de nos “inspirations”, nous nous sommes confrontés à plusieurs types d’écriture au vu de nos parcours ainsi que nos expériences musicales : du jazz bien sûr, mais aussi de la chanson, des musiques traditionnelles et de la musique contemporaine également.”

Vincent Peirani – 2009 (texte extrait du livret du CD Gunung Sebatu enregistré en avril 2009)

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Et aussi…

De nombreux concerts d’élèves et auditions de classe ou interclasses ont lieu durant l’année scolaire dans les différentes communes de l’Abbevillois. Certaines manifestations sont devenues des événements réguliers : concert de Noël de la classe d’orgue, concerts des chorales, des classes d’orchestre d’harmonie et de l’orchestre symphonique, Adultes en scène, Zic Zac…

Décembre 2011 – Chapelle du Carmel d’Abbeville

Louis Couperin – Georg Boehm

2011 est l’année anniversaire du très grand claveciniste, organiste et joueur de viole français Louis Couperin (1626 – 1661). Son œuvre comprend des préludes non mesurés dont l’harmonie subtile plût au Roi, ainsi que de nombreuses danses. Ce concert sera également l’occasion de rendre hommage à Georg Boehm (1661 – 1733), qui fut organiste à Saint-Jean de Lunebourg et apparaît comme l’un des principaux précurseurs de Jean-Sébastien Bach. En dehors d’œuvres pour l’orgue, il a laissé des pièces pour le clavecin ainsi que des Lieder, des Passions et des cantates sacrées.

 

Décembre 2011 – Collégiale Saint-Vulfran d’Abbeville

Concert de Noël de la classe d’orgue de Béatrice Piertot

La classe d’orgue du CRI, une des plus développées de France, propose chaque année un concert au cours duquel vous pouvez entendre des Noëls traditionnels ainsi que des œuvres du répertoire.

17 février 2012 (lieu à définir)

Les Orchestres en fête

à 18H : Ensembles à cordes de cycle 1 – direction Marie-Luce Gillet et Mihaï Ghitta

Orchestres d’harmonie niveaux 1 et 2 – direction Brigitte Bailleul

à 20H : Orchestre symphonique du CRI – direction Maitane Sebastian

Orchestre d’harmonie d’Abbeville – direction Brigitte Bailleul

Pour la première fois, toutes les formations d’orchestre se réunissent pour vous proposer de les découvrir dans un programme allant de l’époque baroque aux musiques d’aujourd’hui. L’Orchestre symphonique du CRI, qui reprend depuis 2009 le flambeau de la Société philharmonique ayant existé à Abbeville de la première moitié du 19ème siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale, s’est vu décerner le Premier Prix au Concours National organisé par la Fédération musicale de la Somme. L’Orchestre d’harmonie d’Abbeville est pour sa part dans la lignée des Musiques d’harmonie dont la première formation apparut à Abbeville en 1815.

Mars – avril 2012

Concert des chorales

Près d’une centaine d’enfants suivent chaque semaine les ateliers de pratique vocale collective dirigés par Marie-Agnès Corond et Joël Rogge. Le programme abordé est large et varié.

Avril 2012

Adultes en scène

Le conservatoire accueille dans ses classes de nombreux adultes. Certains débutent, d’autres reprennent leur instrument abandonné par les circonstances de la vie, ou tout simplement poursuivent une pratique qu’ils n’ont jamais délaissée. Cette soirée conçue par Anne-Lise Gillet leur est destinée.

Avril 2012 – Chapelle du Carmel d’Abbeville

“Bach en folie”

Après un concert très réussi qui a permis d’entendre, entre autres, la même œuvre en version originale puis jouée sur différents instruments, ou des transcriptions d’un instrument à l’autre, Béatrice Piertot propose de poursuivre cet éclairage de l’œuvre de Jean-Sébastien Bach et de ses fils au travers des instruments polyphoniques, auxquels s’adjoindront des cordes ou des vents.

Mai 2012

Concert de musique grecque

dans le cadre des semaines grecques organisées par l’association Abbeville Argos Amitié

La ville d’Abbeville est jumelée avec la ville d’Argos en Grèce depuis 1993. La vocation de l’association Abbeville Argos Amitié, constituée officiellement le 13 mai 1996, est “de consolider, développer et favoriser les liens, relations et échanges, en tous domaines, entre Abbeville et l’Argolide et, plus particulièrement, la ville d’Argos”. C’est dans ce cadre que l’association AAA organise chaque année en mai des Semaines grecques. En 2012, le Conservatoire et Abbeville Argos Amitié sont heureux de se réunir à nouveau pour vous proposer un concert de musique grecque.

 

Juin 2012

Zic Zac

Comment être un musicien du XXIème siècle sans revisiter les Beatles, les Doors, les Rolling Stones et les Pink Floyd, en passant par la chanson française et les plus grands standards du jazz ?

Le projet Zic Zac, mené par Simon Charbonnel, vise à regrouper tous les instrumentistes intéressés pour un concert de fin d’année autour des musiques actuelles. Que l’on soit guitariste de rock ou classique, batteur ou joueur de marimba, trompettiste ou chanteur, que l’on aime le hard rock ou la bossa nova, la chanson à texte ou le blues, la porte de ce vaste monde musical est ouverte…

Mercredi 20 juin 2012

Portes ouvertes au conservatoire

L’occasion de découvrir les enseignements proposés par l’établissement, de “toucher ou de tâter” des instruments, de rencontrer l’équipe pédagogique et, l’après-midi, d’entendre au cours de mini concerts les élèves, enfants, adolescents et adultes, en solo, en groupe ou en ensemble.

Renseignements : adressez-vous au secrétariat du Conservatoire à rayonnement intercommunal de l’Abbevillois, 23 rue Lesueur 80100 Abbeville. Tel : 03 22 24 41 28

Courriel : cri-abbevillois@orange.fr

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