Saison musicale 2014 – 2015

saison-cri-abbeville-2014-15

  .………………………………………………………………………………………………………………………………

Dimanche 28 septembre 2014 – 17h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Florence Dumé – violon Sarah Iancu – violoncelle Georges Dumé – piano

Programme
Piotr Ilitch Tchaïkovski
Trio pour piano, violon et violoncelle en la mineur opus 50
Dimitri Chostakovitch
Trio pour piano et cordes n°1 en ut mineur opus 8

 

Madame von Meck s’étonna un jour de 1880 que Tchaïkovski n’ait jamais écrit de trio, ce à quoi le compositeur répondit qu’il ne « supportait absolument pas la combinaison du piano avec un violon ou un violoncelle, les sonorités lui paraissant s’exclure les unes les autres ». Néanmoins Tchaïkovski se mit au travail ; le Trio opus 50 fut achevé en janvier 1882 et dédié à la mémoire de son ami Nicolaï Rubinstein, le grand pianiste fondateur du Conservatoire de Moscou mort à Paris le 23 mars 1881. « Le coloris de ce Trio, écrivit Tchaïkovski, est un peu celui d’une déploration funèbre ». Composé à 16 ans dans un sanatorium de Crimée alors qu’il est encore élève au Conservatoire de Petrograd, le Trio en un seul mouvement opus 8 de Chostakovitch « présente déjà tous les sceaux identifiables du compositeur : mélodies lyriques teintées d’harmonies acerbes, brusques contrastes de tempo et d’énergie, rythmes insistants, et textures clairsemées cédant la place à des passages éhontément romantiques et à de puissants apogées » (Robert Philip). Lors de ce concert, vous pourrez découvrir ou redécouvrir Florence Dumé, violon solo de l’Orchestre de Picardie après avoir été entre autres membre de l’Orchestre symphonique de Monte Carlo et Sarah Iancu, formée au CNSMD de Paris, lauréate de plusieurs concours internationaux dont le concours Rostropovitch, violoncelle solo de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse et que le Monde de la musique considère comme l’une des meilleures violoncellistes de sa génération. Vous retrouverez aussi Georges Dumé, professeur au CRI de l’Abbevillois et dont chaque apparition est ovationnée par le public.

Ne croyez pas ceux qui chercheront à vous persuader que la création musicale est une occupation froide et rationnelle. La seule musique capable de toucher, d’émouvoir et d’atteindre est celle qui a jailli du fond d’une âme artistique animée par l’inspiration.
Tchaïkovski – Lettre à Madame von Meck, mars 1878

  .………………………………………………………………………………………………………………………………

17-10-2014Vendredi 17 octobre 2014 – 20h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Maud Lovett  violon – Marie-Claire Méreaux Rannou  alto
Laurent Rannou  violoncelle – Olivier Talpaert  contrebasse
Olivier Chauzu  piano

Programme
Gioachino Rossini
Duo pour violoncelle et contrebasse
Johann Nepomuk Hummel
Quintette avec piano en mi bémol mineur opus 87
Franz Schubert
Quintette pour piano et cordes en la Majeur « La Truite » opus 114

 

Cinq musiciens issus du CNSMD de Paris, lauréats pour trois d’entre eux de concours internationaux, parcourant toute l’Europe et le monde, se produisant dans bien des festivals et ayant à leur actif de nombreux enregistrements. Cinq musiciens menant une carrière à la croisée de plusieurs chemins : musique de chambre, soliste, musique d’orchestre… Cinq musiciens pour un concert à l’instrumentation peu courante : un piano, un violon, un alto, un violoncelle et une contrebasse. Les œuvres jouées : le Quintette en mi bémol mineur de J. N. Hummel. Composé en 1802, il peut être considéré comme le chef-d’œuvre de la musique de chambre du compositeur et pianiste prodige qui, tout jeune, fut l’élève de Mozart avant de sillonner l’Europe et de s’affirmer comme l’un des plus prestigieux pianistes de son époque. Le Quintette « La Truite » de Franz Schubert fut écrit en 1819 à la demande de l’excellent violoncelliste amateur Sylvester Paumgartner pour son cercle privé d’amis musiciens. Une œuvre dans la tonalité claire et heureuse de la Majeur, dite « La Truite », car le commanditaire, enthousiasmé par le lied du même nom écrit deux ans auparavant, demanda à Schubert une œuvre dans l’esprit du lied. Le Duo pour violoncelle et contrebasse de Rossini fut composé à Londres en 1824 pour le banquier Sir David Salomons, un violoncelliste amateur, et pour le légendaire Domenico Dragonetti, le Paganini de la contrebasse.

  .………………………………………………………………………………………………………………………………

Vendredi 28 novembre 2014 – 20h
L’aqu’ABB – Centre de natation communautaire de l’Abbevillois

Récital à 4 pianos

Georges Dumé
Anne-Lise Gillet
Nawal Oueld Kaddour
Jean-Baptiste Porquet

Ils sont quatre pianistes, ils enseignent au Conservatoire de l’Abbevillois. Depuis quelque temps, l’idée de jouer ensemble les séduit.
Du quatre mains, du deux pianos, du 8 mains sur deux pianos ?
Non, ce sera bien plus exaltant : du huit mains sur quatre pianos.
Et où jouer ?
À la piscine propose l’un d’eux. Ils se regardent un peu interloqués, puis ravis.
Et que jouer à la piscine ?
Des pièces d’eau : La Moldau de Smetana, La Mer de Debussy – tout au moins un ou deux mouvements -. Et une Symphonie de Beethoven. Ce sera la cinquième.

28-11-2014
Ces œuvres ne sont évidemment pas écrites pour le piano. Mais il suffit de les transcrire. Il y a de grands modèles : Bach fut un grand transcripteur de ses contemporains comme de lui-même, Liszt aussi qui transcrivit les 9 Symphonies de Beethoven et tant d’autres pièces, propageant ainsi le grand répertoire lyrique et symphonique à travers l’Europe. Car là a toujours été l’un des buts de la transcription : rendre accessible au plus grand nombre les chefs-d’œuvre de la culture musicale.

Le mal dont souffrent les chefs-d’œuvre, c’est le respect excessif dont on les entoure.
Gabriel Fauré

  .………………………………………………………………………………………………………………………………

07-12-2014Dimanche 7 décembre 2014 – 16h
Théâtre municipal d’Abbeville

Pomme d’Api Opérette en un acte de Jacques Offenbach
Livret de Ludovic Halévy et William Busnach

Pomme d’Api : Angéline Le Ray
Gustave : Julien Flores
Rabastens : Philippe Bohée
Piano : Nawal Oueld Kaddour
Dans une mise en scène de Philippe Bohée

L’histoire est simple et efficace : la délicieuse Catherine, Pomme d’Api, aime le jeune Gustave. Or l’oncle de Gustave, Amilcar Rabastens, un ancien fabricant de machines à coudre désormais rentier, qui estime que les aventures ne sont bonnes que courtes, contraint le jeune homme à quitter Catherine sous peine de lui couper les vivres. L’oncle se trouve être à la recherche d’une nouvelle femme de ménage ; Catherine se présente, il la trouve fort à son goût et l’engage. Gustave arrive chez son oncle… Vous devinez la suite. Après bien des quiproquos, les amoureux tombent dans les bras l’un de l’autre et l’oncle doit faire contre mauvaise fortune bon cœur.

Cette opérette pétillante composée en 1873 par un compositeur ayant derrière lui de grands succès – La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande Duchesse de Gerolstein (1867) – vous est proposée par de brillants musiciens : Angéline Le Ray, professeur au CRI de l’Abbevillois, que le public a découvert l’an dernier avec un vrai bonheur, ovationnant tant ses qualités de chanteuse que de comédienne, tout comme il ovationnait Nawal Oueld Kaddour qui l’accompagnait, le ténor Romain Pascal qui s’est produit en 2013 à l’occasion de l’année Poulenc dans Les Mamelles de Tirésias au Festival d’Aix-en-Provence, production reprise en 2014 au Théâtre de la Monnaie de Bruxelles, et le baryton et metteur en scène Philippe Bohée qui fut lauréat du concours international de Genève, débuta au Théâtre du Capitole de Toulouse et dont le répertoire compte plus d’une cinquantaine de rôles.

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

Dimanche 15 février 2015 – 16h
Église Saint-Fuscien de Grand Laviers

Récital à deux clavecins

Laure-Carlyne Crouzet
et Hélène Diot

15-02-2015Le répertoire à deux clavecins, bien que peu connu, est beaucoup plus étendu qu’on ne l’imagine.
En effet, outre les pièces écrites pour cette formation, il s’enrichit d’un grand nombre d’adaptations d’œuvres originellement écrites pour clavecin seul ou pour petit ensemble de chambre, les clavecinistes étant rompus à improviser pour compléter ou varier la trame musicale.
À l’époque baroque, professionnels comme amateurs se divertissaient beaucoup à jouer ce répertoire.
À la fin du XVIIIème siècle, les compositeurs mêlèrent parfois le pianoforte au clavecin, confirmant la coexistence des deux instruments.
C’est le cas du compositeur, chef d’orchestre, claveciniste et pianofortiste Henri-Joseph Rigel dont vous entendrez une Sonate.
Au programme également du François Couperin, du Gaspard Le Roux mais aussi du Mozart et, renouant avec cette tradition des transcriptions, une version à deux clavecins du fameux Fandango du Padre Soler.

Passionnée par le clavecin depuis sa plus tendre enfance, Laure-Carlyne Crouzet fait ses études au CNSMD de Lyon, où elle obtient en 2011 son DNSM mention TB à l’unanimité. Cherchant à comprendre au mieux l’époque baroque, elle acquiert également un DEA pour ses recherches sur un compositeur méconnu du XVIIIème siècle.
Elle se produit régulièrement dans des ensembles de musique baroque ou en orchestre. Elle enseigne au conservatoire de Bourgoin-Jallieu, à l’université Lumière Lyon 2 et à l’École normale supérieure de Lyon.

Hélène Diot débute le clavecin dès l’âge de six ans. Après des études au CRR d’Amiens (classe de Catherine Caumont) puis au CRR de Boulogne-Billancourt, elle entre au CNSMD de Lyon et y obtient son master instrumental mention TB.
Elle est lauréate du Eitelfriedrich-Thom-Preis, un prix récompensant les jeunes talents ainsi que du 3ème Prix du Concours international « Paola Bernardi » à Bologne.
Musicienne confirmée, elle est régulièrement demandée pour des concerts comme soliste et continuiste en France, Italie, Allemagne et Hollande.
Sélectionnée par l’Académie européenne d’Aix-en-Provence, elle a participé à une série de concerts en juillet 2013 ; puis a été en tournée avec l’Académie d’Ambronay dans l’Orfeo de Monteverdi. Titulaire du CA, elle enseigne le clavecin et la basse continue au conservatoire de l’Abbevillois.

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

Mercredi 11 mars 2015 – 20h
Théâtre municipal d’Abbeville

11-03-2015Spectacle musical

Marielle Nordmann, Alexandra Luiceanu, Clara Izambert – harpes
et les classes de harpe, théâtre et danse du CRI de l’Abbevillois et du CRR d’Amiens
Marie-Pierre Labrune – mise en scène
Marielle Nordmann et Marie-Pierre Labrune – adaptation du texte
Musique : œuvre originale de M. O. Dupin
Transcriptions de Bach, Vivaldi, Haendel,
Rachmaninov, Bartók, Benzecry

Alexandra Luiceanu et Clara Izambert, respectivement professeurs de harpe au CRI de l’Abbevillois et au CRR d’Amiens, réunissent leurs deux classes, mais aussi des élèves des classes de danse et de théâtre, autour de la célèbre harpiste Marielle Nordmann et de la metteure en scène Marie-Pierre Labrune pour une même envie de partager, apprendre, transmettre et évoluer ensemble. Autant de harpistes que de harpes sur scène, mais aussi de la danse, du théâtre, du chant qui font de ce spectacle musical fédérateur un point d’ancrage de plusieurs chemins musicaux et humains.

« Ensemble pour créer », telle est la devise de Marielle Nordmann. Au-delà du récit – les Contes de Jataka sont des textes très anciens venant de l’Inde qui retracent les vies antérieures du Bouddha -, Marie-Pierre Labrune et Marielle Nordmann nous parlent de différence, de fragilité, d’humilité et de transformation. À travers un répertoire où classique et contemporain se côtoient, où paroles et musiques se frôlent, elles invitent les artistes à renouveler leur sens musical, à mêler leurs voix aux sons de la harpe, à oser d’autres mouvements. S’écouter, s’accorder, vibrer à l’unisson, créer des polyphonies instrumentales originales, se mouvoir sur scène, s’émouvoir des aventures d’une princesse, de grenouilles et de monstres. Une rencontre inattendue où harpistes, conteurs et danseurs nous entraînent dans une histoire aux couleurs de l’Inde ancienne.

Nous retrouver tous sur scène pour échanger nos émotions et nos savoir-faire : apprendre les uns les autres grâce à la magie du croisement des énergies, la possibilité de transmission et le plaisir du partage.
Marielle Nordmann

ATTENTION :  PHOTOS AVEC FLASH INTERDITES / VIDÉOS INTERDITES – MÊME PARTIELLES

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

Vendredi 20 mars 2015 – 20h
Espace Max Lejeune
CCA – Garopôle
Place de la Gare
Abbeville

Angéline Le Ray – chant
Nawal Oueld Kaddour – piano

Dans le cadre du colloque Robert Mallet organisé par la Société d’émulation d’Abbeville

PortraitMallet

 En 1993, le conservatoire avait rendu hommage en sa présence au poète Robert Mallet. « Une heure autour d’un poète », tel s’intitulait le concert-lecture qui s’était déroulé dans le cadre de la « Fureur de Lire », ou plutôt comme il aimait à le dire la « Ferveur de Lire ». Robert Mallet avait écrit dans le livre d’or de l’établissement : « en souvenir d’un récital où le merveilleux de l’enfance a donné à mes poèmes une résonance dont je fus le premier à m’étonner. » Robert Mallet est certes bien connu dans la région d’Abbeville puisque c’est le berceau de sa famille paternelle et qu’il résida régulièrement au château de Bray-les-Mareuil. Mais l’intense vie professionnelle qui fut la sienne le mena à exercer de hautes fonctions et à se faire un nom qui dépassa largement les limites de la Picardie : il fut longtemps directeur de collection chez Gallimard, partit pour Madagascar où il fonda la faculté des Lettres – le recueil Mahafaliennes dont Albert Laurent mit en musique deux poèmes est inspiré de son séjour malgache -, puis devint le premier Recteur de l’université d’Amiens avant d’être nommé après 1968 Chancelier des Universités de Paris. Humaniste, généreux mondialiste, Robert Mallet œuvra pour la paix et s’engagea en faveur de la planète bleue notre Terre, tout en ne cessant de publier recueils poétiques, romans, essais et nouvelles.

Ce soir, nous nous tournerons vers la bibliothèque musicale familiale, plus exactement celle de sa mère, Valentine. On y trouve de grands classiques de la littérature pour le piano, mais aussi nombre d’œuvres de compositeurs aujourd’hui oubliés, des morceaux souvent brillants au titre idyllique, de belles chansons pour enfants, des transcriptions d’opéras et d’opérettes à la mode, des succès parisiens, des airs en vogue américains, des danses qui firent fureur : fox-trot, tango, charleston. Tout un répertoire à redécouvrir.

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

alexandraDimanche 12 avril 2015 – 17h
Espace culturel Saint-André Abbeville

La Harpiste et le Contrebassiste

Alexandra Luiceanu – harpe
Olivier Talpaert – contrebasse
Ludovic Bauduin – contrebasse
Alexis Barbosa – comédien

Une adaptation libre de « La Contrebasse » de Patrick Süskind

Harpe et contrebasse. Deux instruments imposants par leur taille, leurs courbes, leur sonorité particulière. Veloutée pour l’un, profonde pour l’autre.
Deux instruments chacun d’un côté de l’orchestre, dans le fond, un peu cachés, qu’on croit ne pas toujours entendre, et pourtant indispensables.
Si la harpe est belle et gracieuse, la contrebasse semble plus ingrate. Quand la harpe brille par son élégance et se pavane avec légèreté devant des yeux impressionnés par sa beauté, la contrebasse reste dans l’ombre, avec humilité.
Deux instruments un peu à part, difficiles à classer. Quand harpe et contrebasse se regardent, le miroir est inversé.

Le concert La Harpiste et le Contrebassiste joue de cette ambivalence, de ces différences qui les rapprochent ou de ces similitudes qui les éloignent. Harpe et contrebasse se rencontrent, s’apprivoisent, se mêlent, se déchirent, tel un couple terrible et lyrique. Les mots s’ajoutent aux notes et permettent d’entrer dans leur intimité à travers une adaptation libre de la célèbre pièce La Contrebasse de Patrick Süskind revisitée par Alexandra Luiceanu. Musique, théâtre, rires, larmes, La Harpiste et le Contrebassiste est un concert qui résonne comme ces deux instruments sur lesquels on se méprend souvent : jamais vraiment là où on les attend. Alexis Barbosa, comédien et réalisateur primé lors de nombreux festivals et concours, diplômé de l’ENSATT de Lyon, offre son talent de conteur, son sens de l’absurde et sa drôlerie touchante à ce concert porté par trois musiciens : Olivier Talpaert, professeur de contrebasse au CRI de l’Abbevillois et contrebasse solo de l’Orchestre de Picardie, Ludovic Bauduin, contrebassiste à l’Orchestre de Picardie et Alexandra Luiceanu, professeur de harpe au CRI de l’Abbevillois, diplômée du CNSMD de Lyon et lauréate 2013 de la Fondation d’Entreprise Banque Populaire.

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

ferreVendredi 17 avril 2015 – 20h
Théâtre municipal d’Abbeville

« Moi, je veux chanter Ferré »

Arnaud Marzorati – baryton
Georges Dumé – piano
Orchestre symphonique du conservatoire de l’Abbevillois
direction Maitane Sebastian

Il tutoyait Baudelaire, Verlaine, Rimbaud et les autres… Il est sans doute le plus révolté de nos derniers poètes. Il était auteur, compositeur, interprète et rêvait ses poèmes comme de grands oratorios.
Son chant est un Opéra, une œuvre lyrique.
Arnaud Marzorati, baryton et grand amateur de la chanson française, partagera dans ce concert exceptionnel, sa passion pour le grand Léo Ferré, avec l’orchestre des jeunes étudiants du CRI de l’Abbevillois que dirigera Maitane Sebastian et avec le pianiste Georges Dumé.
Ainsi rendront-ils hommage à cet artiste essentiel qui lutta toute sa vie contre « la marchandisation de la culture ».
Que Léo Ferré soit un exemple pour nos jeunes générations.

L’année 2015 est une année particulièrement riche pour Arnaud Marzorati. Outre la poursuite de sa collaboration avec le CRI de l’Abbevillois initiée en décembre 2012, il sera en résidence pour plusieurs années au Bateau Feu, scène nationale de la ville de Dunkerque, où il créera son spectacle « Chanter est un sport comme un autre ». Il réalisera en partenariat avec le Centre de Musique Romantique de Venise un récital théâtral, le « Ventre de Paris », qui sera joué aux Bouffes du Nord à Paris. Enfin, sa passion pour la musique baroque se confirmera dans la redécouverte de la « Madone d’Éphèse » du répertoire du théâtre de foire, avec marionnettes et chanteurs, grâce à la complicité de l’Opéra Comique et du Centre de Musique Baroque de Versailles.

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

La semaine de l’orgue avec Orgue en France et Le Jour de l’orgue

Lundi 20 avril et Mardi 21 avril 2015
Mini-concerts et présentation de l’orgue à destination des enfants et des adolescents
Mercredi 22 avril 2015 à 17h
Abbatiale de Saint-Riquier : « Du Grand Siècle au siècle des Lumières. Musique française des règnes de Louis XIV et de Louis XV » – classes d’orgue, chant, clavecin et musique ancienne du CRI de l’Abbevillois
Jeudi 23 avril 2015 à 19h
Église Saint-Gilles d’Abbeville : audition des élèves des classes d’Adrien Levassor, professeur au CRI de l’Abbevillois, Sophie Lechelle, professeur au CRD du Calaisis et Ghislain Leroy, professeur au CRI du Pays de Laon et au CRI du Soissonnais. Intégrale des Contes de la rue Traversière d’Éric Lebrun et pièces de Franck et Boëly
Vendredi 24 avril 2015 à 20h
Église Saint-Jean-Baptiste de Long : récital d’orgue d’Éric Lebrun – Franck, Boëly et Lebrun
Samedi 25 avril 2015
Master class d’Éric Lebrun à l’église Saint-Gilles d’Abbeville, puis visite de l’orgue de Long avec les classes d’orgue des conservatoires participant à la semaine de l’orgue

Éric Lebrun – orgue
Adrien Levassor – orgue
Les élèves des classes d’orgue du CRI de l’Abbevillois, du CRD du Calaisis, des CRI du Pays de Laon et du Soissonnais et les élèves des classes de chant, clavecin et musique ancienne du CRI de l’Abbevillois
En collaboration avec le Centre culturel de Rencontre de
l’Abbaye royale de Saint-Riquier – Baie de Somme et la commune de Long

Arrivée d'un tuyau d'orgue monumental à la Cathédrale de Strasbourg - © C. Toussaint

Arrivée d’un tuyau d’orgue monumental à la Cathédrale de Strasbourg – © C. Toussaint

Initié par Orgue en France afin de remettre à l’honneur cet instrument multiséculaire présent dans d’innombrables édifices, le Jour de l’orgue désormais mondial rassemble de très nombreuses manifestations, visites, concerts, expositions, conférences… Il a reçu le soutien et le parrainage du Ministère de la Culture et de la Communication. Dès sa nomination à l’automne 2013 comme professeur d’orgue et d’écriture – harmonisation au clavier au CRI de l’Abbevillois, Adrien Levassor a souhaité s’inscrire dans cette dynamique, mettre à l’honneur les orgues de l’ouest du département et réunir les organistes et les élèves organistes issus d’autres conservatoires. Les CRI du Pays de Laon et du Soissonnais et le CRD du Calaisis ont répondu favorablement à son invitation. L’invité d’honneur est cette année l’organiste compositeur Éric Lebrun. Ancien élève de Gaston Litaize, ayant obtenu de nombreux prix au CNSMD de Paris, lauréat et finaliste de plusieurs concours internationaux, Éric Lebrun devient en 1990 organiste titulaire du grand orgue Cavaillé-Coll de l’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts à Paris où il a notamment enregistré les œuvres complètes de Jehan Alain, Maurice Duruflé et César Franck. Créateur et dédicataire de nombreuses œuvres contemporaines, il est lui-même l’auteur d’une vingtaine d’œuvres allant du violon solo à l’oratorio. Il a enregistré avec Marie-Ange Leurent les intégrales de l’œuvre de Dietrich Buxtehude, d’Alexandre Boëly et Gaston Litaize. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages. Éric Lebrun est aujourd’hui professeur d’orgue au CRR de Saint-Maur-des-Fossés et membre rapporteur de la Commission Nationale des Monuments Historiques.

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

Vendredi 22 mai 2015 – 20h
Église Saint-Jean-Baptiste de Long
Dimanche 24 mai 2015 – 17h

francois-gervais-avec-violoncelle-fabrique-dans-boite-de-munitions-coll-historial-de-la-grande-guerre-photo-y-medmoun

Francois Gervais avec violoncelle fabrique dans boite de munitions coll historial de la grande guerre © y medmoun

Église Saint-Gilles d’Abbeville

Une histoire de la Grande Guerre

Angéline Le Ray – soprano
Adrien Levassor – orgue
Installation du sculpteur Jean-François Petitperrin
Au programme : Sergueï Rachmaninov, Edward Elgar, Albert Roussel, Albert Laurent, Hugo Wolf, Marcel Dupré, Lili Boulanger.

Les années 2014 à 2018 nous replongent dans le souvenir de la Grande Guerre. Événement majeur du début du XXème siècle par son ampleur et son intensité, elle modifia en profondeur le visage de l’Europe.
C’est lors de ces heures sombres que l’art se détache résolument du caractère de divertissement que l’on peut lui prêter. Il s’affirme alors comme le ciment d’un peuple, le révélateur de l’identité profonde.
Sur le front, artistes comme amateurs se font les témoins précieux de la dure réalité d’un conflit qui s’enlise dans les tranchées. Des eaux-fortes d’Otto Dix aux Poèmes à Lou de Guillaume Apollinaire, d’En blanc et noir de Debussy à la Trauerode de Max Reger, les artistes, mobilisés ou non, représentent par leurs œuvres le conflit et ses ravages, certains soutenant l’effort de guerre, d’autres dénonçant la guerre elle-même.
Exil, déracinement, implication des colonies, pertes humaines, cette guerre est une tragédie pour l’ensemble du monde. Il appartient à l’observateur d’aujourd’hui de dépasser les clivages et d’appréhender l’histoire de manière globale, sans manichéisme.

Ce programme illustre des courants artistiques français, allemands, anglais, russes et s’attache à proposer une lecture de la Grande Guerre au travers de faits marquants : la trêve de Noël, les pertes humaines, la mondialisation du conflit, le déracinement…

La figure d’Albert Laurent s’est évidemment imposée dans le choix de certaines œuvres. En effet, c’est la Grande Guerre qui fit venir Albert Laurent à Abbeville. Les combats dans le Nord de la France au début du conflit jettèrent la famille sur les routes. Elle se retrouva à Abbeville où elle s’installa d’abord provisoirement puis définitivement. Albert Laurent y déploya une vie musicale intense : compositeur, organiste et pianiste, organisateur de concerts, pédagogue… Directeur de l’École de musique pendant plus de trente années, il appartient désormais aux musiciens-enseignants d’aujourd’hui de diffuser son œuvre qui s’inscrit dans la digne filiation des plus grands compositeurs français.

Mercredi 25 mars 2015 à 17h30 – Salle polyvalente de Drucat
Anne Briois raconte…
En avant-première de ce concert, Anne Briois montrera, en s’appuyant sur des œuvres musicales jouées par des élèves du CRI, quel fut l’impact de la Grande Guerre sur la vie des musiciens et sur la création musicale, mais aussi quel rôle la musique joua pour les combattants comme pour ceux restés à l’arrière.

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

Samedi 30 mai 2015 – 20h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Trio Aenea

Patrick Wibart – ophicléïde, serpent, saxhorn
Adrien Ramon – cornet à piston, trompette, bugle
Lucie Sansen – pianoforte

Concert-du-trio-AENEA-_-CRR-Reims_imagelargeUn concert donné par trois jeunes artistes issus des Conservatoires de Paris et de Lyon, en quête de répertoires aujourd’hui presque oubliés qu’ils interprètent sur instruments d’époque.

Après 5 années passées à la Maîtrise de Radio-France, Patrick Wibart décide de se consacrer à l’étude du tuba. Il entre au CNSMD de Paris dans la classe de saxhorn basse et euphonium et commence l’étude du serpent. Très vite devenu un des spécialistes français de cet instrument, il est demandé par de nombreux ensembles de musique ancienne et participe à de nombreux enregistrements. En 2011 et 2012, il est boursier de la Fondation Meyer pour sa pratique de l’ophicléïde et du tuba historique. Il crée en 2012 l’Ensemble A
Entré au CNSMD de Lyon, Adrien Ramon y suit des études de trompette mais aussi de cornet à bouquin. Passionné par la direction d’orchestre, il crée le Brass Band du CNSMD de Lyon. Il travaille avec divers orchestres, participe à un programme d’échange européen et obtient la bourse AIDA de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. En 2009 et 2010, il est sélectionné pour être membre du Lucerne Festival Academy Orchestra sous la direction de Pierre Boulez. Il intègre en 2011 le Brass Band de la Musique de l’Air de Paris.
Après des études d’écriture au CNSMD de Paris, Lucie Sansen entre en classe d’accompagnement au CNSMD de Lyon. Elle accompagne de nombreuses master-classes de chant, participe à la session « Lied et Mélodie » à la Fondation Royaumont et a été durant deux ans chef de chant du chœur La Lyriade. Elle découvre également l’accompagnement chorégraphique et occupe depuis deux ans le poste de pianiste accompagnatrice à l’Académie de danse de Lyon.

Dimanche 31 mai 2015 au conservatoire de l’Abbevillois :
master class du Trio Aenea
renseignements au secrétariat du conservatoire au 03 22 24 41 28

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

Et aussi…

Master-classes

Mercredi 22 octobre 2014 – Chapelle du Carmel d’Abbeville
Master-class de piano et de musique de chambre de Jean Frédéric Neuburger, en collaboration avec le festival de musique de chambre Ars Terra
Né en 1986, Jean Frédéric Neuburger intègre le CNSMD de Paris en 2000 d’où il ressort avec cinq Premiers Prix. Il participe à de nombreuses académies, reçoit de nombreux prix dans les Concours internationaux, débute une carrière importante d‘interprète caractérisée par la variété extrême de son répertoire, de Bach aux compositeurs du XXIème siècle. Les festivals internationaux les plus prestigieux l’engagent, en tant que chambriste il se produit avec les musiciens les plus brillants de sa génération, ses enregistrements sont salués par la critique française et internationale. Jean Frédéric Neuburger est également compositeur. En 2010, il a obtenu le prix Nadia et Lili Boulanger de l’Académie des Beaux-Arts. Depuis 2009, il enseigne au CNSMD de Paris.

Samedi 25 avril 2015 – Église Saint-Gilles d’Abbeville
Master-class de l’organiste Éric Lebrun
Cette master class est à destination des différentes classes d’orgue participant à la Semaine de l’orgue et ouverte au public. Éric Lebrun fera travailler ses Contes de la rue Traversière, quinze poèmes musicaux pour les petites mains, un recueil pédagogique destiné aux élèves des classes d’orgue du début du 1er cycle à la fin du 2ème cycle. Mais aussi Alexandre Boëly, compositeur, pianiste et organiste français de la 1ère partie du XIXème siècle, et César Franck.

Dimanche 31 mai 2015 – Conservatoire de l’Abbevillois
Master-class du trio Aenea
Cette master-class est ouverte aux classes de cuivre mais aussi à tous les amoureux de la musique ancienne et plus largement à tous ceux qui veulent découvrir des sonorités instrumentales que l’on entend peu.

Concerts des élèves

Mercredi 19 novembre 2014 à 16h et 18h – Salle des fêtes de Neufmoulin
Les classes de formation musicale se produisent…
Deuxième édition du concert des classes de formation musicale dont vous avez pu découvrir l’an passé la richesse de l’enseignement. Cette fois, deux horaires, le premier à 16H pour les élèves d’initiation et 1er cycle, le second à 18h pour ceux de 2ème cycle et de la classe d’histoire de la musique.

Mercredi 17 décembre 2014 – Salle polyvalente de Drucat
Trois pianistes et leurs compositeurs
15h Glenn Gould – 16h45 Marcelle Meyer – 18h30 Clara Haskil
Trois grands pianistes servent de fil conducteur à ce concert des élèves des classes de piano. Trois grands pianistes qui ont marqué le public par leur interprétation et leur vision de la musique. Ils vous seront présentés lors de cette manifestation.

Mercredi 21 janvier 2015 à 18h – Salle polyvalente d’Épagne-Épagnette
Musique klezmer et jazz
Le comédien et musicien Mickey Katz disait de la musique klezmer : « le klezmer est le blues ashkénaze ». Rire avec des larmes, aucune musique ne sait mieux le faire que le klezmer. Le klezmer est une musique de fête, de rencontres et de contrastes. C’est pourquoi, tout en maintenant la tradition, les musiciens klezmer se sont ouverts à d’autres courants, en particulier au jazz. C’est de cette rencontre dont Sida Bessaïh et Georges Dumé vous parlent aujourd’hui.

Vendredi 30 janvier 2015 à 19h – Salle polyvalente d’Eaucourt
La harpe en belle compagnie
La classe d’Alexandra Luiceanu ouvre ses portes et ses œuvres à d’autres timbres : la musique d’ensemble est à l’honneur, et les sonorités veloutées de la harpe trouveront celles des cordes, des vents ou de la voix, sans oublier les instruments polyphoniques, au travers de rencontres musicales entre les élèves des différentes classes du conservatoire.

Jeudi 19 février 2015 à 19h30 – Salle polyvalente de Drucat
Adultes en scène
Jean-Baptiste Porquet reprend le projet initié par Anne-Lise Gillet. Il l’oriente vers la musique d’ensemble, d’époques et de styles divers.
À découvrir.

Mercredi 24 juin 2015 – Portes ouvertes au conservatoire de musique et de danse

D’autres projets peuvent se former en cours d’année scolaire. Pour tout renseignement, adressez-vous au secrétariat du Conservatoire à rayonnement intercommunal de l’Abbevillois,  23 rue Lesueur 80100 Abbeville – Tel : 03 22 24 41 28 – Courriel : cri-abbevillois@orange.fr

 .………………………………………………………………………………………………………………………………

 

 

 

 

Print Friendly, PDF & Email