Saison musicale 2012 – 2013

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Jeudi 27 septembre 2012 – Église Saint-Gilles d’Abbeville 20h

EN ALLANT VERS L’EST…

Alexandra Luiceanu – harpe
Georges Dumé – piano
Nawal Oueld Kaddour – piano
Luc Herbaut – trombone
Alain Muszynski – percussions

Mikhaïl I. Glinka
Nocturne ˝La séparation˝ pour harpe
Sergueï Rachmaninov
˝Pâques˝ extrait de la Fantaisie-tableaux opus 5 pour deux pianos et percussions
Igor Stravinski 
Trois mouvements de Petrouchka pour deux pianos et percussions
Ekatarina Walter Kühne
Fantaisie sur un thème de ˝Eugen Onegin˝ de Tchaïkovski pour harpe
Sergueï S. Prokofiev
5ème Sonate pour piano
Edison Denisov
Choral varié pour trombone et piano
Piotr Ilitch Tchaïkovski
˝Air de Lisa˝ extrait de la Dame de Pique pour trombone et harpe

L’école russe, dont les prémices se révèlent dans la seconde moitié du 18ème siècle, a pris son essor au cours du 19ème siècle avec Glinka, ˝le père de la musique russe˝ selon la formule consacrée ; Glinka sut concilier tradition populaire et style italien alors en vogue en Russie et parvint à un style qualifié de ˝citadin˝ qui, par-delà l’œuvre de Glinka lui-même, résonne dans l’Onéguine de Tchaïkovski, et auquel Stravinski rendra hommage. Ce moment stylistique sera battu en brèche par le nationalisme militant du Groupe des Cinq qui, par ailleurs, s’opposera à l’académisme et l’éclectisme du conservatoire de Saint-Pétersbourg fondé en 1862 sur les modèles de Vienne et de Berlin. La fin du 19ème siècle et le début du 20ème siècle voient s’épanouir la grande époque du piano russe, dominée par quatre compositeurs-interprètes : Scriabine, Rachmaninov, ˝le dernier des musiciens inspirés˝ selon Jankelevitch, Medtner et Prokofiev. Le début du 20ème siècle est aussi l’ère des Ballets russes pour lesquels Stravinski écrira Petrouchka, ˝l’éternel et malheureux héros de toutes les foires, de tous les pays˝. Le concert de ce soir sera également l’occasion de découvrir des musiciens peu connus de la seconde moitié du 20ème siècle tel Edison Denisov, un des compositeurs les plus originaux de sa génération.

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Mardi 9 octobre 2012 – Chapelle du Carmel d’Abbeville 20h Alexei Lubimov – piano

EN ALLANT VERS L’EST…

Un concert exceptionnel

Claude Debussy
Préludes (Premier Livre) :
Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir
Les collines d’Anacapri
La Cathédrale engloutie
Minstrels
Des pas sur la neige
Ce qu’a vu le vent d’Ouest
Valentin Silvestrov (né en 1937)
Sonate n°2 (1975) dédiée à Alexei Lubimov
Arvo Pärt (né en 1935)
Partita op.2 (1956)
Galina Oustvolskaïa (1919-2006)
Sonate n°5 (1986)
Claude Debussy
Préludes (Deuxième Livre) :
Feuilles mortes
La Puerta del Vino
Les fées sont d’exquises danseuses
Général Lavine eccentric
La Terrasse des audiences du clair de lune
Feux d’artifice

 

Alexei Lubimov fut au Conservatoire de Moscou l’un des derniers élèves du pianiste Heinrich Neuhaus, l’un des plus grands professeurs de piano du 20ème siècle, et il appartient lui-même à la grande tradition des pianistes russes. Il devint au cours des années 1970 un ardent défenseur de la musique contemporaine soviétique mais aussi occidentale, jouant en URSS du John Cage ou du Terry Riley, ce qui lui valut d’être interdit de voyages par le gouvernement soviétique. Il fut aussi le premier à introduire en URSS les instruments d’époque, fondant le premier quatuor baroque. Dans les années 1980, Alexei Lubimov créa le festival avant-gardiste Alternativo à Moscou ainsi qu’une classe de «claviers» modernes et historiques au Conservatoire de Moscou.

Alexei Lubimov a donné des récitals en soliste à travers le monde, joué avec les plus grands orchestres et pratiqué la musique de chambre avec de prestigieux partenaires : Andreas Staier, Natalia Gutman, Gidon Kremer ou encore Wieland Kuijken. Ses derniers enregistrements sont sur instruments d’époque : ses Impromptus de Schubert sont tout simplement splendides et ses dernières Sonates de Beethoven bouleversantes, ˝d’une hauteur de vue et d’une humanité proprement stupéfiantes˝ (Jean-Christophe Pucek).

 

Le concert de ce soir est consacré à Claude Debussy dont on fête le 150ème anniversaire de la naissance ainsi qu’à trois compositeurs issus des anciennes républiques soviétiques : l’ukrainien Valentin Silvestrov, l’estonien Arvo Pärt et la russe Galina Oustvolskaïa.

Alexei Lubimov est aujourd’hui professeur de pianoforte au Mozarteum de Salzbourg.

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Vendredi 23 novembre 2012 – Chapelle du Carmel d’Abbeville 20h Christelle Abinasr – piano

Claude Debussy
Images (1er cahier) :
Reflets dans l’eau
Hommage à Rameau
Mouvement
Isle Joyeuse
Florent Gauthier
Caractères opus 25
1er livre pour piano (création)
Maurice Ravel
Gaspard de la nuit

Retour à Abbeville de Christelle Abinasr qui fut l’accompagnatrice de la classe de chant à son ouverture sous la direction de Malcolm Walker et qui laissa le souvenir d’une musicienne au talent incontestable et à la sonorité veloutée. Titulaire du CA d’accompagnement, elle est aujourd’hui accompagnatrice des classes instrumentales au conservatoire de Marseille.

Christelle Abinasr est une musicienne au parcours musical dense, dotée d’un vaste répertoire pour piano solo et musique de chambre. Après un cursus musical au Conservatoire National de Région de Paris dans la classe de piano d’Olivier Gardon et Emmanuel Mercier, elle entre au CNSM de Paris en piano dans la classe d’Henri Barda et Isabelle Dubuis, puis en formation supérieure de musique de chambre dans la classe de Pierre-Laurent Aimard et Jean-Guihen Queyras où elle obtient ses prix en 1999 et 2000. Sensible au répertoire du Lied et de la mélodie, elle poursuit sa formation au CNSM de Paris dans la classe d’accompagnement vocal d’Anne Grapotte où elle obtient son prix en 2002 et se perfectionne avec Jeff Cohen.

Christelle Abinasr se produit en soliste et chambriste, dans des festivals en Europe (Les Floraisons musicales, Concerti in Altamarca, Notomusica, PianosEchos in Montferrato, Kosovo Kammerfest in Prishtina, Steirisches Kammermusik Festival), dans de grandes salles (Théâtre du Châtelet, Opéra de Marseille) et sur France-Musique.

Le programme qu’elle propose est consacré à de très grandes œuvres du répertoire pianistique : l’Isle Joyeuse inspirée, dit-on, de l’Embarquement pour Cythère de Watteau et le 1er cahier des Images de Claude Debussy ainsi que le magnifique cycle de Gaspard de la nuit de Maurice Ravel. Elle jouera également en création les Caractères de Florent Gauthier, compositeur né en 1969.

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Mardi 4 décembre 2012 – Chapelle du Carmel d’Abbeville – En allant vers l’Est
 à 18H – Jean-Baptiste Porquet – piano

 Alexandre Scriabine
Douze Etudes opus 8
Préludes (un choix)

Scriabine (1872 – 1915) est l’un des novateurs les plus audacieux de la musique russe. Parti de l’univers de Chopin et de Liszt – ce dont témoignent les Etudes opus 8 hautement virtuoses -, récusant contrairement à nombre de ses contemporains le recours à l’orientalisme ou au folklore russe, Scriabine en viendra à « réorganiser, comme il le dit lui-même, de fond en comble la matière sonore afin de la rendre magiquement plus active ». Voyant le monde comme « un système de correspondances et d’analogies universelles » où « tout est dans tout », il cherchera à réaliser un art synthétique ; ce qui l’amènera à vouloir introduire dans Prométhée un clavier à lumières ou à réfléchir à l’invention d’un orgue à parfums.

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à 19H – Trio Tanaka – Claire Outrebon, Didier Padé, Alain Muszynski – percussions – Sida Bessaïh – clarinette

Piotr Ilitch Tchaïkovski

 La Danse arabe, arrangement pour percussions
Nicolaï Rimski-Korsakov
Le Vol du bourdon, arrangement pour percussions
Aram Khatchatourian
La Danse du sabre, arrangement pour percussions

Edison Denisov
Sonate pour clarinette seule

Formé en 1997, le Trio Tanaka est né de la rencontre amicale de trois musiciens partageant le plaisir de jouer des instruments à percussion. En dépassant l’expression unique du rythme, ils cherchent à transmettre au public d’autres sensations musicales. Pour le concert de ce soir, le Trio Tanaka propose La Danse arabe, extraite du ballet-féerie de Piotr Ilitch Tchaïkovski Casse-Noisette créé à Saint-Pétersbourg en 1892, Le Vol du bourdon, interlude musical de Nicolaï Rimski-Korsakov composé pour son opéra Le Conte du tsar Saltan et qui évoque la métamorphose en insecte du fils du tsar, et La Danse du sabre, extraite du ballet Gayaneh d’Aram Khatchatourian, ou le tourbillonnement d’une danse de guerre.En cette année du 150ème anniversaire de la naissance de Claude Debussy, nous désirions vous faire découvrir la musique d’Edison Denisov, compositeur russe né en 1929 en Sibérie, francophone et francophile, grand connaisseur de la littérature française et qui a toujours revendiqué l’influence sur son œuvre de l’école française en général et de Debussy en particulier. Mais « (cet) attachement à la culture française », Denisov dit ne pouvoir « la ressentir qu’en (se) situant parfaitement dans (sa) propre culture ».

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à 20H – Georges Dumé – piano

Modest P. Moussorgski

Les Tableaux d’une exposition

Sergueï S. Prokofiev

Sarcasmes

3ème Sonate

Bouleversé par la disparition de son ami l’architecte Viktor Hartmann, Moussorgski compose en 1874, en trois semaines, ce que l’on peut considérer comme la première grande œuvre pianistique de l’école russe, Les Tableaux d’une exposition. Le cycle s’inspire largement de dessins et aquarelles rapportés par Hartmann de ses voyages en Italie et en France, mais aussi d’images illustrant des personnages de contes russes comme la sorcière Baba Yaga, ou célébrant la grandeur de la Russie éternelle. Une promenade « in modo russico » relie tous ces tableaux, celle du compositeur parmi les œuvres de Viktor Hartmann. Les Tableaux d’une exposition trouvèrent leur chemin dans les salles de concert après la Première Guerre mondiale et appartiennent désormais, de par leur force de suggestion magique et un style d’expression hautement personnel, aux grandes pièces du répertoire pour piano.

Les Sarcasmes terminés en 1914 et la 3ème Sonate écrite au cours du printemps 1917 datent de la période russe de Prokofiev. Pianiste virtuose – Prokofiev obtint en 1914 le Prix du Jury Rubinstein -, le jeune compositeur est en ces années de troubles, d’émeutes et de révolution, le chef de file de l’avant-garde musicale russe. On peut parler pour ces œuvres d’esthétique futuriste ; âpreté, martèlement, motorisme, ironie mordante ou volonté farouche caractérisent ces pièces, même si la 3ème Sonate laisse transparaître dans le moderato un lyrisme simple qui s’affirmera dans l’œuvre ultérieure.

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Mardi 12 décembre 2012 – Salle polyvalente de Drucat – 18H30 – Anne Vervelle raconte… la musique russe

La musique suffit pour une existence mais une existence ne suffit pas à la musique.

Sergueï Rachmaninov

Les grands musiciens russes se firent une spécialité d’écrire des œuvres pour les enfants. La conférence de ce soir s’appuiera sur ce riche répertoire souvent très suggestif et poétique, qu’interpréteront les élèves du conservatoire, pour vous permettre de vibrer au son de l’âme slave.

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Samedi 19 janvier 2013 – Conservatoire de musique et de danse – 11H30 – Conférence de Séverine Delbosq sur la danse butô

La place du butô dans ma pratique et dans ma recherche n’est pas l’identification à une forme exotique. Le butô, né dans les années d’après-guerre au Japon, est un mouvement artistique radical pétri d’influences croisées entre orient et occident : avant-gardes littéraires et chorégraphiques françaises et allemandes portées par un corps japonais. Les fondateurs du butô remettaient alors en question toute forme de tradition, même s’ils n’ont pu empêcher leurs élèves d’en créer… Toujours en évolution, le butô me paraît représenter l’essence radicale – presque utopique – vers laquelle tend la danse contemporaine : parvenir au maximum d’extériorité par le maximum d’intériorité ; remettre sans cesse sur le métier l’ouvrage par lequel le corps devient dérangeant à lui-même et s’inscrit hors des habitudes pour le surgissement de la nouveauté ; favoriser l’affinement d’un monde sensible ; mettre en valeur la singularité de chaque être.

Ce samedi 19 janvier 2013, Séverine Delbosq animera un atelier de danse butô au conservatoire. Renseignements et inscriptions auprès du secrétariat de l’établissement.

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Mardi 5 février 2013 – Eglise St-Fuscien de Grand Laviers – 20H

Quatuor Obane : Régis Altmayer-Henzien – Simon Charbonnel – Florian Chauvet – Julien Coupet guitares

Georg Friedrich Haendel

Arrivée de la reine de Saba

Wolfgang A. Mozart

Adagio et fugue

Gioacchino Rossini

« Ouvertures » du Barbier de Séville et de L’Italienne à Alger

Federico Moreno Torroba

Estampas

Piotr Ilitch Tchaïkovski

« Suite » de Casse-Noisette

Astor Piazzolla

Fuga e mysterio

Paulo Bellinati

A furiosa

Le Quatuor Obane est né de la fusion de deux duos : le duo Azanca et le duo Chauvet-Altmayer. Arrivés ex-aequo au concours de duos de Fontenay-sous-Bois en 2008, ces deux duos ont décidé d’unir leurs formations pour créer un quatuor et partager une passion commune : la musique de chambre à travers la guitare, ouvrant par ce biais de nouveaux horizons ainsi qu’un répertoire considérablement enrichi. Depuis, le Quatuor Obane se produit en région tourangelle ainsi qu’à Paris, proposant un mélange de compositions originales pour quatre guitares, de transcriptions d’œuvres et de compositions écrites pour le quatuor.

« La guitare est un petit orchestre« , disait Hector Berlioz, lui-même grand réformateur de l’orchestre symphonique au 19ème siècle. Dans ce cas, qu’en est-il de quatre guitares? C’est à cette interrogation que tente de répondre le Quatuor Obane, en proposant un programme varié, largement tiré du répertoire symphonique : de l’ouverture d’opéra baroque avec Haendel au ballet avec Casse-Noisette de Tchaïkovski, de l’« Ouverture«  du Barbier de Séville de Rossini au tango nuovo de Piazzolla, ces quatre guitaristes vous invitent à un voyage à travers le temps, pour découvrir ou redécouvrir un répertoire à travers leur « petit orchestre«  aux couleurs tantôt sombres et dramatiques, tantôt lumineuses et chatoyantes… Obane, qu’est-ce ? Une pièce coécrite par les membres du quatuor, inspirée par les paysages sauvages écossais… C’est un joli mot, qui incite à suivre les musiciens dans leur évasion.

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Vendredi 29 mars 2013 – Chapelle du Carmel d’Abbeville – 20H – Quatuor Sendrez

Inspiré par des chants d’oiseaux de la forêt tropicale, le quatuor, écrit pendant mon séjour au Venezuela, résonne comme un écho aux cris du monde. Répétés à l’infini, ces longues plaintes ou ces sons brefs rythmés avec précision nous amènent à une idée du tragique en nous confrontant à l’idée de la vie, de la mort, de l’amour, et de la fatalité de l’univers.

Michel Sendrez

Pierrette de Fauconval flûte

Olivier Seube alto

Alexandra Luiceanu harpe

Olivier Talpaert contrebasse

Quatuor « Hommage à Béla Bartók »

Six mélodies sur des poèmes de Roland Malcome pour piano, violon, violoncelle et voix

Egolios, poème de Paul Eluard pour cordes et récitant

Prologue à un devenir pour clarinette contrebasse, récitant et danse butô

Oihu (cri) pour violoncelle et danse butô

Dans la nuit pour violon solo

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Mardi 2 avril 2013 – Chapelle du Carmel d’Abbeville – 20H

Naaman Sluchin violon

Maitane Sebastian violoncelle

Julien Le Pape piano

Sida Bessaïh clarinette basse

Séverine Delbosq danse butô

Traces entrelacées pour flûte, alto et harpe – création

Yggdrasil pour contrebasse

Notes…pour un portrait pour harpe

Notes confidentielles pour harpe et contrebasse

Tribrachus pour flûte

Quatre pièces pour flûte et harpe

Hommage à René Char pour alto

 

Avec la participation du plasticien Aitor de Mendizabal.

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La flûtiste Marine Perez, titulaire du Premier Prix de flûte et de musique de chambre du CNSM de Paris, est lauréate du Concours International de Flûte de Duino (Italie). Après un cycle de perfectionnement à Cologne auprès d’Andràs Adorjian, elle devient Flûte solo de l’Orchestre Philharmonique de Stuttgart. Son engagement réel pour le répertoire contemporain lui permet de se produire au sein de l’Ensemble InterContemporain et de participer à de nombreuses créations. Marine Perez est titulaire du CA de flûte traversière et enseigne au conservatoire de Puteaux.

Après des études aux conservatoires d’Aix-en-Provence, Gennevilliers et Boulogne-Billancourt, Aude Fade entre en 2003 dans la classe de Nobuko Imai au Conservatoire Supérieur de Genève où elle obtient en 2006 les Diplômes de concert et de pédagogie avec mention très bien. Elle joue au sein de l’ensemble contemporain Contrechamps et de l’Orchestre de la Suisse romande. De 2003 à 2005, elle est également engagée pour jouer avec le World Youth Chamber Orchestra et participe à des tournées en Europe et en Israël. En 2007, Aude Fade est nommée professeur d’alto au conservatoire de Pau et tuttiste à l’Orchestre régional Bayonne Côte Basque. Elle est membre du Quatuor Sendrez.

Après avoir obtenu deux premiers prix au CNSM de Paris, remporté trois grands prix internationaux, et tenu le poste de harpe solo de l’Orchestre National de France, Frédérique Cambreling est devenue en 1993 membre de l’Ensemble InterContemporain. Passionnée par la diversité des modes d’expression liés à son instrument, son éclectisme lui permet de participer à de nombreuses manifestations musicales en France et à l’étranger. Soliste invitée de grandes formations, elle est aussi la dédicataire de nombre d’œuvres écrites pour la harpe. Elle a réalisé de nombreux enregistrements en soliste ou pour instrument seul et formation de chambre.

Frédéric Stochl, qui fut soliste à l’Ensemble InterContemporain, est pour une large part à l’origine d’un nouveau répertoire pour la contrebasse. Ayant une double formation de musicien et de danseur, Frédéric Stochl est actuellement professeur de musique de chambre au CNSM de Paris où il anime également un atelier de théâtre instrumental. Il a non seulement collaboré à de nombreux spectacles musicaux et chorégraphiques mais aussi signé des mises en scène et inventé des spectacles qui entremêlent musique, théâtre et danse dans un même geste expressif.

Né en 1949, le sculpteur, peintre et dessinateur Aitor de Mendizabal vit et travaille entre Saint Sébastian et Bélus dans les Landes. Diplômé des beaux-arts de Rome et de Carrare, il fut d’abord un artiste figuratif, avec un apport d’expressionisme très ibérique et une admiration approfondie pour l’apport de l’art roman à la sculpture occidentale. Puis, au Pays Basque, il rompt avec le corps humain, les portraits personnalisés, et rencontre l’art abstrait, base de la sculpture basque contemporaine. Sa période actuelle le porte à la matérialisation en trois dimensions de deux concepts antagonistes, LA FORCE DE LA CREATION ET LA FORCE DE LA DESTRUCTION, et pour cela, il s’invente de nouveaux langages.

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Ma première rencontre avec Aitor de Mendizabal a eu lieu dans les grottes préhistoriques d’Isturitz et d’Oxocelhaya, grâce à une amie commune, Joëlle Darricau, maîtresse de ces lieux extraordinaires. Réunis dans la grande salle, isolés du monde extérieur, éclairés par une seule bougie, nous avons écouté quelques-unes de mes œuvres gravées sur un CD () Nous étions dans le ventre énorme de cette grotte, à la fois monde utérin et temple, résultant d’un lent, long et patient travail de la nature, comme celui, aujourd’hui, d’Aitor de Mendizabal sur le végétal, le minéral ou le métal, multipliant les verticales en autant de totems ou offrant à notre imaginaire toute une symbolique se rapportant à la vie, à la mort, à l’amour. Il met des images sur notre questionnement du monde, comme j’essaie pour ma part d’y mettre des sons. Si nous partageons le même pessimisme, je pense que nous souhaitons aussi apporter, chacun avec notre langage, une forme d’apaisement.

Michel Sendrez

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Vendredi 17 mai 2013 – Eglise saint Martin de Bellancourt – 20H – Passion harpe…

Harpa Diva

Alexandra Luiceanu – harpe

Airs et paraphrases d’opéra

Pièces pour harpe inspirées de l’opéra

Alexandra Luiceanu, jeune harpiste parisienne au talent confirmé et à la carrière naissante, a bénéficié de l’enseignement de harpistes renommés tels que Marielle Nordmann, Christine Icart ou Fabrice Pierre, avant d’obtenir sa Licence d’Interprète au CNSM de Lyon. Lauréate de la Fondation Mécénat musical de la Société Générale, Alexandra multiplie les expériences musicales. Sa volonté de rendre accessible la musique classique aux non-initiés la pousse à s’intéresser à l’art de la mise en scène et du théâtre instrumental ; mais surtout, déterminée par sa passion pour la littérature et la peinture, Alexandra cherche à créer une corrélation entre les différents arts. Elle met ainsi sa créativité artistique au service de sa sensibilité et cherche à donner au concert une dimension complète, originale, accessible et enrichissante, tout en explorant des répertoires variés, alliant virtuosité et émotion.

Et c’est avec la sensibilité qui la caractérise qu’Alexandra revisite les plus beaux airs d’opéra dans son nouveau récital « Harpa Diva ». Sa harpe devient alors amoureuse, capricieuse, mutine, enflammée, et revêt son plus bel habit de diva pour un récital autant vivant qu’enivrant. Elle nous fait voyager à travers les siècles en faisant chanter à sa harpe les plus célèbres airs. Du sublime « Aria » du Rinaldo de Haendel, en passant par Carmen de Bizet, les Contes d’Hoffman d’Offenbach, la belle Norma de Bellini, le Rigoletto de Verdi, ou encore La Bohème de Puccini, Alexandra allie à ces extraits des pièces virtuoses du répertoire de la harpe, tel l’Introduction, Cadence et Rondo de Elias Parish-Alvars qui réunit dans une de ses œuvres pour harpe les plus brillantes les airs du bel canto italien les plus en vogue au 19ème siècle.

Dans une mise en scène feutrée et intimiste, « Harpa Diva » n’est pas qu’un éloge à l’opéra, mais également un hommage à l’amour, la femme, la vie.

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Samedi 18 mai 2013 – Journée de la harpe à Bellancourt

Les élèves de la classe de harpe du conservatoire non seulement vous feront découvrir leur travail, mais vous proposeront une initiation à la harpe. Vous pourrez vous essayer à la harpe celtique ou à la grande harpe, comprendre l’évolution de l’instrument à travers les époques ou tout simplement écouter son chant.

Programme détaillé au conservatoire de l’Abbevillois.

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Samedi 18 mai 2013 – Salle polyvalente de Bellancourt – 16H – Lolomis

Détraditionnalisation Pop’n Roll des Balkans

Romane Claudel Ferragui – chant, violon, bratsch

Élodie Messmer – harpe, violon

Stélios Lazarou – flûtes

Louis Delignon – percussions

« Lolomis » est un revitalisant 100% naturel, à base de concentré de musiques traditionnelles serbes, grecques, roumaines et bosniennes. Grâce à son principe actif composé à 40% de virtuosité, 30% de joie de vivre, 20% d’arrangements expérimentaux détonants, et d’un soupçon de folie douce, « Lolomis » agira sur votre organisme comme un puissant euphorisant !

Après plusieurs années d’expériences artistiques communes, de concerts, de voyages dans les Balkans, de tournées, la naissance de « Lolomis » n’était autre que la suite logique du chemin pour Romane, Stélios, Élodie et Louis. Ces musiciens d’horizons pourtant divers (jazz, musique ancienne, musiques à improviser, musique classique) contribuent à faire de la musique de « Lolomis » un matériau unique, atypique, où les airs traditionnels, savamment déguisés en free, pop ou néo (ba)rock acoustique, laissent exprimer leur essence à travers un véritable travail d’arrangements, de réinterprétation et de composition.

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Et aussi…

De nombreux concerts d’élèves et auditions de classe ou interclasses ont lieu durant l’année scolaire dans les différentes communes de l’Abbevillois. Certaines manifestations sont devenues des événements réguliers : concert de Noël de la classe d’orgue à la collégiale Saint-Wulfran ou de la classe de chant, concerts des chorales, des classes d’orchestre, mini-concerts du samedi midi de la classe de clavecin et de l’atelier de musique ancienne…

D’autres manifestations sont des projets d’ample envergure. En voici quelques exemples :

Vendredi 15 février 2013 – 19H – Église Saint-Martin de Caours – Une soirée… à cordes pincées

L’occasion de découvrir des instruments que possède le conservatoire : les harpes, harpe celtique ou grande harpe de concert, l’épinette – une nouvelle acquisition – construite par un facteur corse et particulièrement bien adaptée à la musique italienne, le clavecin plutôt fait pour la musique française. La guitare, qui est aussi de la famille des cordes pincées et que chacun pense bien connaître, se joindra à cette manifestation.

Mardi 12 mars 2013 – 19H – Église Saint-Fuscien de Grand Laviers – Le Piano-Orchestre – projet Jean-Baptiste Porquet

A l’époque du romantisme, il était habituel qu’une œuvre orchestrale soit réduite au piano. Liszt était coutumier de cette pratique et ses réductions des Symphonies de Beethoven ou de la Symphonie fantastique de Berlioz, qu’il jouait régulièrement en concert, contribuèrent à la diffusion de ces œuvres. Aux Etats-Unis, il devint fréquent dans la seconde moitié du 19ème siècle de rassembler des orchestres constitués exclusivement de pianos. L. M. Gottschalk par exemple arrangera « La marche des pèlerins«  du Tannhäuser de Wagner pour 14 pianos. Le concert de ce soir fait revivre cette époque où le piano était roi. Elèves et professeurs du CRI vous feront redécouvrir les plus grandes œuvres pour orchestre réduites à 4, 6 ou 8 mains sur plusieurs claviers. Une manière de renouer avec l’instant présent de l’exécution où l’âme de l’orchestre renaît vivante, par magie, sous les doigts des jeunes pianistes.

Jeudi 21 mars 2013 – 19H – Église Saint-Jean-Baptiste d’Épagne – Adultes en scène – projet Anne-Lise Gillet

Le conservatoire accueille plus de trente pour cent d’élèves adultes amateurs qui suivent aussi bien des cours théoriques, instrumentaux ou vocaux que des pratiques d’orchestre ou chorales. Et depuis janvier 2012, quelques adultes se sont inscrits dans la classe de danse contemporaine. Le concert de ce soir leur est réservé ; ils se produisent seul ou en groupe de musique de chambre, parfois en famille. Ils se confrontent au trac, à l’écoute critique du public, mais toujours dans l’intention de se faire plaisir.

Samedi 6 avril 2013 – 12H Chapelle du Carmel d’Abbeville – Bach en folie – Bach et la France – projet Béatrice Piertot avec la participation de la classe de danse contemporaine d’Amélie Marneffe

Cette année, « Bach en folie«  sera consacré à l’influence de la musique française dans l’œuvre de Jean-Sébastien Bach. Durant ses études à Lüneburg, Bach recopia à la main le fameux Livre d’orgue de Nicolas de Grigny (1699). Nul doute que son style ait influencé le futur Kantor.

Juin 2013 – Zic Zac – projet Simon Charbonnel avec la participation de la classe de danse contemporaine d’Amélie Marneffe

« Je crois que le rock’n roll est une culture urbaine typique du vingtième siècle. Je crois que ça a été inventé pour que quelqu’un rassemble une histoire, des paroles, des sentiments et une qualité de littérature qui soient délicieux et complémentaires à l’intelligence et au corps. On a eu Ulysse, Dostoïevski et Shakespeare, et je voudrais créer quelque chose qui soit aussi précieux dans une maison que les livres.«  (Lou Reed, 1981)

Voici comment Lou Reed, chanteur des Velvet Underground et icône du rock, résume le rock. C’est dans cet esprit que la classe de musiques actuelles, dirigée par Simon Charbonnel, propose à tous les musiciens de tous âges ayant au minimum un an ou deux de pratique instrumentale de venir, au sein du conservatoire de l’Abbevillois, créer, interpréter, vivre et échanger à travers toutes les musiques modernes.

Mercredi 19 juin 2013 – Portes ouvertes au conservatoire

L’occasion de découvrir les enseignements et cursus, diplômant et non diplômant, proposés par l’établissement, de « toucher ou de tâter«  des instruments, de rencontrer l’équipe pédagogique, d’entendre au cours de mini-concerts les élèves, enfants, adolescents et adultes, en solo, en groupe ou en ensemble, et de voir le travail des ateliers chorégraphiques.

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