Saison musicale 2013 – 2014

en-tete
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Vendredi 4 octobre 2013 – 20h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

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Jeanne Added – voix
Vincent Le Quang – saxophone
Bruno Ruder – piano

Retour à Abbeville du Chapelle du Carmel d’Abbeville saxophoniste Vincent Lê Quang qui a laissé un souvenir ébloui au public venu l’entendre en mai 2012 avec Vincent Peirani à l’accordéon. Cette fois, c’est en compagnie de la chanteuse Jeanne Added et du pianiste Bruno Ruder qu’il revient. Leur trio date de 2002. Tout d’abord improvisé, leur répertoire s’est enrichi au fil des années de compositions autour de poèmes de E.E. Cummings et de standards de jazz de Duke Ellington et Billy Strayhorn. Tantôt aérien, sauvage ou tendre, leur univers musical emprunte au jazz comme aux musiques contemporaines un langage suscitant toujours l’émotion.
Suite à la parution de leur disque sous le label Sans Bruit (Révélation Jazz Magazine, disque Élu Citizen jazz, Coup de Cœur de l’Académie Charles Cros), ils ont été nominés aux Victoires du jazz 2011.
Menant sa voix au plus près de la poésie d’un texte tout comme du son d’un instrument, Jeanne Added compte parmi les chanteuses les plus demandées. Outre ses activités d’interprète et de compositrice pour le théâtre, on peut l’entendre dans un impressionnant solo ou au sein de son groupe post-grunge Linnake.

Saxophoniste virtuose que son appétit mène de Bach à l’improvisation contemporaine, Vincent Lê Quang étonne pourtant par une grande concentration expressive et un goût du risque et de l’aventure sonore peu commun. Son activité (composition, direction, improvisation) l’emmène aux côtés de Walter Thompson, Daniel Humair, Jean-Paul Céléa…

Bruno Ruder fait partie de ces pianistes qui transcendent leur instrument, empruntant tantôt au son des souffleurs comme à celui des percussions, et ce dans un souci permanent de la surprise, sculptant la forme et dynamisant ses partenaires. Compagnon régulier de Riccardo del Fra, il a rejoint le groupe Radiation 10.

YesIsAPleasantCountry

À propos de leur disque ‘yes is a pleasant country’ :
Certainement l’une des plus belles expériences musicales des temps qui courent. Eux trois galopent, libres comme l’air et hors du temps. La voix de Jeanne Added est un creuset d’émotions secrètes soudainement déclarées, pleine des délices du trouble admirablement transfigurés. Au piano Bruno Ruder rivalise d’invention et de sensibilité dans le mariage des timbres de l’instrument, passant du plus mat au plus éclatant dans un jeu de tensions harmoniques d’une immense élégance. Vincent Lê Quang est un autre souffle de grâce et de répliques troublantes, aménageant un camaïeu d’atmosphères sculptées dans l’inouï.
Lorraine Soliman, Jazz magazine/Jazzman, mars 2011

 

Vincent Lê Quang assure un stage de soundpainting
au conservatoire de l’Abbevillois les 5 et 6 septembre et les 2 et 3 octobre 2013

Le soundpainting est un langage des signes inventé et développé dans les années 1980 à New York par Walter Thompson ; il permet de communiquer avec un orchestre de manière improvisée. Le chef d’orchestre, ou soundpainter, peut ainsi inventer une musique en temps réel. Le soundpainting est multidisciplinaire, les signes ayant un sens pour des musiciens, mais aussi pour des danseurs ou des plasticiens. C’est aussi un outil pédagogique efficace puisqu’il peut s’adresser tant à des professionnels qu‘à des débutants. Vincent Lê Quang découvre le soundpainting en 1999, apprend ce langage et collabore avec Walter Thompson. Il est devenu un des spécialistes français de la discipline.

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Dimanche 13 octobre 2013 – 16h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Les Lunaisiens
Celine Laly – soprano
Jean-Francois Novelli – tenor
Arnaud Marzorati – baryton
Daniel Isoir – piano

lunaisiens

« Chant de gloire ou cri de mort… » Chronique des trois revolutions 1830 – 1848 – La Commune

Après l’Ancien régime, puis après une brève période “d’engouement napoléonien”, la France va mettre presqu’un siècle à définir ses symboles nationaux. De 1795 à 1879, la route sera longue, périlleuse et sanglante pour que La Marseillaise devienne définitivement l’hymne national de tous les Français et que le drapeau tricolore soit à jamais salué comme “étendard de la République”. Dans une période que l’on définit comme essentiellement romantique, le 19ème siècle aura été avant tout un siècle de combats, de résistances et de barricades. Pas moins de trois révolutions en moins de cinquante années : les Trois Glorieuses de 1830, les journées de février et de juin 1848 et la Commune de 1871 !
Tout au long de ces batailles fratricides, batailles de rues et de pavés peintes et décrites par des artistes tels que Delacroix ou Victor Hugo, des hymnes et des chansons feront écho à l’éclat des fusils et des canons des insurgés…
C’est dans cette odeur, cette rage de poudre et de sang que des chansonniers comme Béranger, Dupont, Clément, Pottier et d’autres s’uniront aux cris des révoltés avec des textes engagés et vindicatifs, contre des gouvernements successifs et peu habiles à satisfaire les desiderata d’un peuple trop souvent affamé et exploité, en proie au doute et à la colère…
Chant de gloire ou cri de mort ? Ainsi fut posée la question par Lamartine, face à La Marseillaise qu’il trouvait sans doute trop belliqueuse.
Mais face à des dirigeants qui se jouaient des citoyens, face à une armée qui tirait sur ses propres frères, ne fallait-il pas au minimum des mots à la couleur de la révolte des opprimés ? Le 19ème siècle, une époque romantique nous a-t-on dit, avec des drapés et des tentures magnifiquement colorés pour des “bals de circonstance ou de bienfaisance” ? Car c’était ainsi qu’on aidait le peuple, en subvenant à ses besoins lorsqu’il souffrait de trop : on dansait ! Cri de mort ? Non pas ! Bien souvent les chansonniers appelèrent à la pacification du monde, à la réconciliation des hommes…
Chant de gloire ? Sans doute. Gloire et espoir : ainsi allait se composer tout au long du 19ème siècle un répertoire vocal humaniste et enthousiaste, fédérateur d’une foule, d’une masse de femmes et d’hommes qui ne demandaient qu’à s’épanouir dans le giron des trois valeurs issues de 1789 :
Liberté, Égalité, Fraternité !
Arnaud Marzorati
Le travail conduit par Arnaud Marzorati et Jean-François Novelli lors des sessions lyriques organisées au conservatoire en 2012 – 2013 fut, pour les élèves de la classe de chant de l’établissement, une expérience rare qui ouvrit des horizons inimaginés. L’impact fut tel qu’il convenait de les inviter à se produire à Abbeville.
Arnaud Marzorati et Jean-François Novelli, tous deux formés au CNSM de Paris, ont fondé l’ensemble Les Lunaisiens d’une phrase de Raymond Queneau : « Les Lunaisiens sont les habitants de la Lune”. Leur credo : rencontrer, par la musique et les mots (ils se disent « chanteurs de mots ») les créations multiples qui foisonnent dans le répertoire musical. Leur ensemble est à géométrie variable, leur répertoire s’étend du baroque à la création contemporaine. Et s’ils impressionnent dans les Repons de Zelenka ou les Sacrae Cantiones de Gesualdo, ils excellent dans le répertoire des chansonniers comme en témoigne leur enregistrement des chansons de la Révolution française.

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Dimanche 1er décembre 2013 – 16h
Église Saint-Fuscien de Grand Laviers

Duo Awen
Angeline Le Ray – chant lyrique et flute traversière
Nawal Oueld Kaddour – piano

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Angéline Le Ray et Nawal Oueld Kaddour se sont rencontrées pendant leurs études au Conservatoire Royal de Mons en Belgique.
Après avoir animé ensemble les soirées opératiques du célèbre Teatro à Bruxelles, elles se sont retrouvées pour l’opéra Didon et Enée de Purcell qu’elles ont produit dans des lieux insolites et toujours avec le désir de faire découvrir à un public le plus large possible la musique classique.
Elles ont créé leur duo Awen – qui signifie « souffle poétique » en breton – avec l‘envie de partager leur passion et de proposer au public un répertoire de musique de chambre varié, destiné autant aux amateurs qu’aux découvreurs !
Leur programme s’articule autour de la relation entre musique et texte. Les pièces choisies illustrent la mise en musique d’œuvres littéraires de tous genres : poésie, mythologie, textes religieux… La musique est ici inspirée par l’écriture.
Le programme comprend des œuvres pour chant et piano, flûte et piano ainsi que des pièces pour piano solo ou flûte solo. Cette « modularité » du trio permet d’aborder un large répertoire aux couleurs différentes.

Après des études musicales au conservatoire de Rennes, Angéline Le Ray intègre le Conservatoire Royal de Mons en Belgique où elle obtient un master avec grande distinction en chant, en musique de chambre et en flûte traversière. Angéline Le Ray mène une carrière d’artiste lyrique tant en France qu’en Belgique, se produisant comme soliste dans des rôles d’opéra et d’opérette. Récemment, on a pu l’entendre au Cirque Royal de Bruxelles, au Théâtre des Paladins de Namur, elle a travaillé avec la compagnie des « Frivolités Parisiennes » et elle sera en janvier 2014 à l’affiche de Violettes Impériales à Lyon. Angéline Le Ray est aussi une passionnée de chant baroque (elle a été entre autres soliste dans la Passion selon Saint Jean de J.S. Bach donnée à la basilique Sainte-Clotilde de Paris) et elle aime participer à des festivals de musique contemporaine comme Images sonores à Liège ou Loop 02 à Bruxelles. Elle a joué comme flûtiste avec le Brussel Symphonic Orchestra, est membre depuis 2009 du quatuor de flûtes international 4 Tempi et est régulièrement engagée par divers orchestres. Angéline Le Ray enseigne le chant au conservatoire de l’Abbevillois depuis janvier 2013.

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Dimanche 15 décembre 2013 – 15h30
Salle polyvalente de Bellancourt

Un projet de Simon Charbonnel et Luc Herbaut

Anne Vervelle raconte…… Pink Floyd
Conférence illustrée d’exemples musicaux

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En 1970 sortait l’album « Atom heart mother » du groupe de rock britannique Pink Floyd. Il s’agit du 5ème album du groupe et il représente un tournant dans leur production musicale, puisqu’il mélange les racines de rock psychédélique de leurs premiers albums aux prémices du rock progressif qui caractérisera leur évolution musicale.
Le tout premier morceau portant le nom de l’album est une œuvre titanesque de près de 25 minutes, qui était à l’époque la durée maximale d’une face de vinyle. Atom heart mother est l’un des très rares morceaux du groupe, à cette époque, à avoir été co-écrit par un membre extérieur, le musicien avant-gardiste Ron Geesin ; c’est à lui principalement que l’on doit l’orchestration de ce mélange d’harmonies et de dissonances classiques, de chants quasi-grégoriens et de rock. Le morceau comporte également une partie de musique électroacoustique et les 25 minutes de l’œuvre sont conçues comme un travail de montage et de mixage digne d’un Pierre Henry.

C’est cet ambitieux projet que proposent de recréer Simon Charbonnel et Luc Herbaut, passionnés par cette musique à la fois savante et populaire, en collaboration avec le compositeur Gilles Doneux et les enseignants et élèves du conservatoire et d’ailleurs :
. l’ensemble vocal de la classe de chant d’Angéline Le Ray avec au piano Anne-Lise Gillet
. Guillaume Ternoy, élève de la classe de violoncelle de Maitane Sebastian
. une section rythmique (basse, clavier, guitare, batterie) sous la direction de Simon Charbonnel
. l’Ensemble de trombones de la Picardie maritime dirigé par Luc Herbaut.

Le projet est organisé en trois temps qui seront également les témoins du cheminement du travail :
. une conférence d’Anne Vervelle autour de la musique de Pink Floyd, agrémentée d’extraits musicaux
. une conférence-concert de Gilles Doneux
. la représentation de l’œuvre lors d’un concert de fin d’année suivi d’une mini-tournée.

Afin d’offrir au public un concert complet, d’autres œuvres de la même veine et époque musicale ponctueront ce spectacle.

Autres rendez-vous :
Mardi 1er avril 2014 – 20h
Auditorium du Lycée Boucher-de-Perthes
Conference-concert du compositeur Gilles Doneux
Ingénieur du son ou compositeur électroacoustique ?
Réflexions autour de Atom heart mother de Pink Floyd

Mardi 20 mai 2014 – 20h
Salle polyvalente d’Épagne-Épagnette
Concert Atom heart mother

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Dimanche 12 janvier 2014 – 16h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Arnaud Marzorati – baryton
David Venitucci – accordéon

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C’est en lisant les grands écrivains du 19ème siècle qu’Arnaud Marzorati rencontre le nom du chansonnier Béranger. Sa curiosité est vite éveillée et elle le mène vers des répertoires oubliés qui le passionnent tant pour leurs contenus, social, politique, littéraire, que pour les possibilités musicales et théâtrales qu’ils lui offrent. Après Béranger, Nadeau, le poète assassin Lacernaire et tant d’autres, ce sont les chansons de Louis-Ferdinand Céline qu’Arnaud Marzorati a proposé il y a peu en concert à la Cité de la Musique, accompagné de l’accordéoniste jazzman virtuose, David Venitucci, qui est un de ses partenaires privilégiés.

casquetteLa Vipère – Récital de chansons au temps de la Belle époque…
Cette Belle époque, c’est celle du “beuglant”, chanteur efficace, qui ne mâche pas ses mots, qui tombe amoureux ou de la gouailleuse ou de la cocotte, peu importe.
Son tour de chant est bien souvent une déclaration d’amour à la vie, à la femme, à la mort. Il chante pour une éventuelle Casque d’Or, une “vipère” qui l’a mordu au passage, sur un trottoir. L’homme joue du schlass s’il le faut, pour évincer les rivaux et les affreux, tandis que sa moitié n’hésitera pas à tapiner pour son “Jules” qui est sa religion, son sacerdoce. Car par ici, l’amour s’aguiche de la prostitution : faut pas juger.
Francis Carco, Louis Aragon, Robert Desnos, Jean Genet et même L. F. Céline furent parmi ces poètes qui comprirent que la voix de la rue était la voie de la poésie ; ailleurs, sur un autre continent, c’est Borges qui s’encanaille des chansons de tango.
D’ailleurs, ce Borges avait très bien analysé la profondeur de ces “litanies crépusculaires”, car la chanson se situe sous les coups de poing d’Eros et Thanatos. On s’aime et on s’entretue.
Ces refrains de la fin 19ème et du début 20ème, on croit les connaître, on croit saisir des bribes fugaces qui nous évoquent un temps où la mythologie existait encore, où Picasso peignait le minotaure. On nous parle d’une Belle époque, de celle qui précéda les deux Guerres mondiales et les folies du monde moderne.
Mais ne lâchons pas l’affaire, s’il vous plaît, ne croyons pas que tout était beau car Aristide Bruant ou Gaston Couté nous rappellent que la “guerre sociale” gronde au coin de chaque batifolage… La Grande Illusion de Renoir ou Le Plaisir d’Ophuls révèlent la nostalgie de cette “Belle époque”.
Quoiqu’il en soit, la Vipère est là et le “Jules” dit qu’il va mordre.
Arnaud Marzorati

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Vendredi 31 janvier 2014 – 20h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Récital de musique baroque
Ana Liz Ojeda violon
Fabio Bonizzoni clavecin

baroqueClaveciniste, organiste et chef de l’ensemble La Risonanza, Fabio Bonizzoni est l’un des musiciens baroques italiens les plus reconnus d’aujourd’hui. Professeur de clavecin au Conservatoire de Trapani en Italie et au Conservatoire Royal de La Haye, invité de nombreux festivals, très lié au festival de Saint-Michel-en-Thiérache, soutenu par la DRAC Picardie et le Conseil général de l’Aisne, Fabio Bonizzoni mène la carrière d’un très grand musicien captivant son auditoire par son inventivité et sa volonté “avant d’être musicien, de se faire poète et de raconter des histoires d’amour, de joie et de désespoir”. Sa discographie est couronnée par de nombreuses récompenses ; son récent double CD consacré à Frescobaldi est étourdissant ; tout n’y est que “diversité et pur bonheur”.

Ana Liz Ojeda est née au Chili. Elle fait ses études au Columbus College (USA) et à la Musikhochschule de Detmold en Allemagne. Et elle obtient le Premier Prix du concours international des jeunes interprètes à Columbus. Elle joue dans de nombreuses formations baroques et tout particulièrement dans l’ensemble que dirige Fabio Bonizzoni, La Risonanza.

Samedi 1er février 2014 ( 09h00- 13h30 ) : master class de Fabio Bonizzoni à la Chapelle du Carmel.

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reportMercredi 12 février 2014 – 19h30
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Bernard Philippe – hautbois
evelyne Maillot – violon
Marie-Luce Gillet – alto
Maitane Sebastian – violoncelle
Anne-Lise Gillet – piano
Alexandra Luiceanu – harpe

Au programme :
Wolfgang Amadeus Mozart Quatuor pour hautbois, violon, alto et violoncelle
Camille Saint-Saëns Sonate pour hautbois et piano
Gustav Mahler Mouvement pour quatuor avec piano
Gabriel Fauré Impromptu pour harpe

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Longy

 

Il y eut une fois à Abbeville un jeune hautboïste qui porta au loin la renommée de la ville : Georges Longy. Né à Abbeville en 1868, il fit de brillantes études au Conservatoire de Paris, rejoignit Boston où il intégra l’Orchestre symphonique puis revint finir ses jours à Mareuil-Caubert. À Boston, il joua le Quatuor pour hautbois et cordes de Mozart qui fit tant d’impression que le critique du Philadelphia Times écrivit : „Le souffle d’une telle musique est comme un zéphyr émanant de jardins bleus jacinthes.” Il est vrai que ce Quatuor que vous entendrez lors de ce concert est un joyau de la musique de chambre de Mozart.

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Le Mouvement pour quatuor avec piano de Gustav Mahler fut composé, dit-on, en une nuit. C’est l’œuvre d’un tout jeune homme étudiant au Conservatoire de Vienne. Il fut probablement créé à Vienne en 1876 avec le compositeur au piano, puis recréé à New York en 1964, et seulement publié pour la première fois en 1973. L’œuvre est peu jouée mais d’un grand intérêt.

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La Sonate pour hautbois et piano de Camille Saint-Saëns est une des dernières œuvres du compositeur, son testament musical avec les Sonates pour clarinette et pour basson. Albert Laurent écrivit de Saint-Saëns : „On l’a regardé comme le représentant le plus autorisé du néo-classicisme contemporain. Et, en effet, répondant à son idéal d’artiste, son œuvre est avant tout l’expression d’une nature capable seulement de trouver sa satisfaction et son équilibre dans la contemplation des idées et des formes que la raison approuve. Son écriture et son style sont avant tout ceux d’un musicien épris de clarté et d’eurythmie.”

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faure

 

« Gabriel Fauré est l’annonciateur des temps nouveaux. Trop ennemi du tumulte pour ne pas ambitionner la solitude, il a poursuivi sa carrière d’artiste noblement, n’écoutant que son âme et que son rêve. Il n’a défié personne dans ses œuvres, et son œuvre est debout, forte, rayonnante : elle s’impose avec une autorité qu’on ne peut contester. »

Albert Laurent

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Dimanche 23 mars 2014 – 16h
Chapelle du Carmel d’Abbeville

Stefan Stalanowski – violon
Lucyna Janeczek – violon
Philippe Loisemant – alto
Olivier Talpaert – contrebasse

VIENNE

Un après-midi à Vienne
Il n’est pas sûr que les souvenirs de L. Eloy de Vicq soient tout à fait fidèles ; Johann Strauss malade était alité à Calais et ne put diriger le concert donné à Abbeville par son orchestre. Mais ils témoignent de l’immense prestige de celui qui avait fait de la valse l’ambassadrice de la ville de Vienne. « Vienne n’est pas seulement dans Vienne. Elle est partout où est Strauss », avait-on pu lire dans un journal de Hambourg. Et Berlioz déclarait que « Vienne sans Strauss, c’est comme l’Autriche sans le Danube ». La valse des Strauss, père et fils, se fit tout au long du 19ème siècle le reflet des mutations profondes de la société viennoise et des événements historiques – révolution de 1848, montée des nationalismes au sein de l’Empire austro-hongrois, changements des alliances en Europe. Mais elle fut surtout, pour tous ceux qui eurent la chance d’entendre sa musique, qu’Alexandre Dumas qualifiait de « magique », dispensatrice de rêve.
Stefan Stalanowski, supersoliste de l’Orchestre National de Lille, Lucyna Janeczek, violon solo, Philippe Loisemant, alto solo de ce même orchestre et Olivier Talpaert, contrebasse solo de l’Orchestre de Picardie vous proposent un après-midi de fête à Vienne. Valses, polkas et galops composés par Joseph Lanner et la dynastie des Strauss sont au programme de ce concert.

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nawalDimanche 6 avril 2014 – 17h
Église Saint-Sépulcre d’Abbeville

Récital de violon et piano
Cedric Allard – violon
Nawal Oueld Kaddour – piano
et création d’une œuvre de Gilles Doneux
en hommage à Alfred Manessier avec
Sida Bessaih – clarinette
Maitane Sebastian – violoncelle
Nawal Oueld Kaddour – piano
Colors – choeur d’adolescents du conservatoire
Gilles Doneux – live-electronics

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Nawal Oueld Kaddour et Cédric Allard se sont rencontrés à l’Institut de musique Eugène Ysaye ; ils y ont obtenu leur diplôme de chambriste en 2011, ce qui leur a ouvert les portes de nombreux récitals, notamment à Anvers, Bruxelles, Rotterdam et Paris. Cédric Allard, issu du Conservatoire Royal de Bruxelles, mène aussi une carrière de soliste et est membre du Concert Olympique que dirige Ian Caeyers.
En partenariat avec Les Amis de Camille et Albert Laurent

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Au programme :
Johannes Brahms 1ère Sonate pour violon et piano
Maurice Ravel Sonate pour violon et piano
Albert Laurent Sonate pour violon et piano
Gilles Doneux Pièce « dans la lumière d’Alfred Manessier » pour clarinette, violoncelle, piano, chœur et musique électroacoustique – commande des Amis de Camille et Albert Laurent

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doneux

Titulaire d’un master de composition et d’un master en écritures classiques, tous deux obtenus au Conservatoire Royal de Mons, Prix Henri Pousseur, Gilles Doneux tente dans sa musique de concilier son intérêt pour l’introspection sonore et une réflexion sur les phénomènes sociaux et culturels.
Il a déjà reçu de nombreuses commandes tant d’ensembles musicaux que de festivals en France et en Belgique et collaboré avec plusieurs metteurs en scène. Compositeur de musique mixte, Gilles Doneux se pose de plus en plus la question de l’interprétation en direct de la partie électronique car, pourquoi ne pas jouer de l’ordinateur comme l’on joue d’un instrument acoustique.
Avec le compositeur Gilles Gobert, il a fondé un duo de Laptops, un duo d’ordinateurs.

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Mardi 17 juin 2014 – 20h
Théâtre municipal d’Abbeville
Les Enfants du Levant Opéra d’Isabelle Aboulker sur un livret de Christian Eymery,

d’après le roman de Claude Gritti »Les Enfants de l’île du Levant »
Une production du conservatoire de l’Abbevillois – Choeur Colors
avec la participation de l’école des beaux-arts de l’Abbevillois

Arnaud Marzorati, – voix
Georges Dume – piano
Nawal Oueld Kaddour – Direction
Extraits d’opéras et d’opérettes
classe de chant d’Angeline Le Ray
Anne-Lise Gillet – piano

Lors d’une conversation, Arnaud Marzorati me proposa que le conservatoire monte Les Enfants du Levant d’Isabelle Aboulker. Il participerait comme récitant et comme chanteur.

Je ne m’attendais pas à cette proposition mais je l’acceptais avec joie. J’avais été à l’origine dans les années 1990 de la commande de trois opéras pour enfants sur des livrets de Pierre Garnier, opéras qui avaient exigé de Marie-Agnès Corond, des enfants qui y chantaient et jouaient, de Bernard Sodoyez qui en faisait les décors et de moi-même, un engagement total, ponctué de grandes joies mais aussi de moments d’inquiétude et de tensions.
Le monde de l’opéra, qu’il soit pour enfants ou pour adultes, est exaltant mais aussi sujet à confrontations. Pour deux de ces opéras, la compositrice avait été Isabelle Aboulker.

Nawal Oueld Kaddour, qui avait participé jeune adolescente aux trois créations, se déclara prête à s’engager dans l’aventure avec « Colors », le chœur d’adolescents qu’elle a constitué au conservatoire, et tous les enfants désirant se joindre au projet.
Les Enfants du Levant furent créés à Aulnay-sous-bois en 2001. Le livret de Christian Eymery s’inspire d’un livre de Claude Gritti, Les Enfants de l’île du Levant, écrit après que l’auteur eut découvert, un jour, au Levant, le cimetière de la colonie pénitentiaire pour enfants ouverte en 1861 sur l’île et qui perdura jusqu’en 1878. Le sujet des « enfants brisés par le labeur et la misère qui ne renoncent pas pour autant à croire en leur jeunesse » est « fort et difficile », mais il est transcendé par la musique d’Isabelle Aboulker.
Violette Garnier

aboulkerIsabelle Aboulker est née dans une famille d’artistes : son grand-père, Henry Février, était compositeur, son oncle fut le grand pianiste Jacques Février et son père, Marcel Aboulker, cinéaste et écrivain. Parallèlement à ses études au CNSM de Paris, elle se met à composer pour le cinéma, le théâtre, la télévision. Elle s’impose comme compositrice en 1983 avec Les leçons de français pour étudiants américains d’après Eugène Ionesco. Depuis elle n’a cessé d’écrire pour la voix : opéras, opéras pour enfants, mélodies. Elle fut de1983 à 2003 professeur au CNSM de Paris.

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et aussi…
Mercredi 13 novembre 2013 – 17h – Salle des fêtes de Neufmoulin
Les classes de formation musicale se produisent…

Idée apparemment étrange que celle de faire se produire les classes de formation musicale. Mais en fait, pourquoi ne se produiraient-elles pas ? N’ont-elles vraiment rien à présenter ? Sont-elles si en dehors du monde de la musique ? Votre curiosité est éveillée ! Alors venez découvrir le travail fait par Marie-Agnès Corond et Anne Vervelle.

Vendredi 22 novembre 2013 – 19h – Théâtre municipal d’Abbeville
Une manifestation pour l’UNICEF

Pour la deuxième année, le conservatoire de l’Abbevillois s’engage aux côtés de l’UNICEF lors de la semaine des droits de l’enfant. Les élèves, instrumentistes, chanteurs et danseurs, vous proposent une manifestation en solidarité avec les buts de l’UNICEF : assurer à chaque enfant santé, éducation, égalité, protection ; veiller à l’application de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Mercredi 29 janvier 2014 – 18h30 – Salle polyvalente de Drucat
Musique klezmer et musiques traditionnelles

Il est peu connu que le conservatoire propose des ateliers de musique klezmer et de musiques traditionnelles de l’Europe de l’Est. Dirigés l’un par Sida Bessaïh – la clarinette est depuis la 2ème moitié du 19ème siècle un instrument essentiel de la musique klezmer -, l’autre par Mihaï Ghitta, ces ateliers accueillent enfants et adultes, en cursus diplômant ou non. La musique klezmer est la musique traditionnelle des juifs ashkénazes. Mais elle s’est enrichie au fil du temps des musiques d’Europe de l’Est, des Balkans et plus récemment du jazz et des musiques actuelles (pop, folk, rock, électro…).

Jeudi 6 février 2014 – 19h – Église Saint-Jean-Baptiste d’Épagne
Une soirée… à cordes pincées

Deuxième édition d’une manifestation qui a attiré l’an passé un public curieux et intéressé. Les classes de harpe, guitare et clavecin croiseront cette année leurs sonorités pour vous offrir un programme riche et varié.

Mardi 18 février 2014 – Église Saint-Fuscien de Grand Laviers
La poésie du piano

18H – Le monde animal
19H15 – Musiques du soir et de la nuit
20H30 – Portraits et caractères
Élèves des classes de piano du conservatoire

Le piano est un instrument à marteaux, une « boîte à touches pour jouer fort et doucement » disait Beethoven ; mais c’est aussi un instrument éminemment poétique, un instrument de l’expression de l’âme. « Chantez avec les doigts », demandait Chopin avec insistance à ses élèves ; « caressez les touches », « laissez parler le piano », voulait Debussy ; et que dire des pédales qui doivent être une respiration. La variété des jeux au piano est si grande que l’instrument peut devenir le confident d’une vie, mais aussi évoquer ce qu’une mouche raconte, des sons et des parfums tournant dans l’air du soir ou un trait de caractère.

Vendredi 21 mars 2014 – 19h – Chapelle du Carmel d’Abbeville
Ré-inventions – spectacle de la classe de danse contemporaine d’Amélie Marneffe

Ré-inventions ou traverser l’histoire de la danse selon le point de vue des élèves. Les élèves danseurs choisissent une pièce chorégraphique parmi quelques pièces majeures des deux dernières décennies. Ils en font l’analyse, en identifient les principes, se les réapproprient et reconstruisent le travail depuis leur interprétation et selon leur physicalité. Des musiciens se joignent à eux et proposent leur propre réflexion sur la danse.

Mardi 24 juin 2014 – 20h – Église de Bellancourt
Adultes en scène – projet Anne-Lise Gillet

Après Caours et Épagne, c’est la commune de Bellancourt qui accueille ‘Adultes en scène’. Ce projet, mené depuis 5 ans avec une grande conviction par Anne-Lise Gillet, rencontre auprès des élèves adultes du conservatoire un succès grandissant d’année en année. Venez les écouter. Ce sera peut-être l’occasion pour vous de franchir le pas et d’oser commencer ou recommencer à jouer d’un instrument.

Mercredi 25 juin 2014 – Portes ouvertes au conservatoire

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