Albert Laurent

Albert Laurent 1885 – 1978

Albert Laurent est né à La Bassée en 1885. Son père, organiste et compositeur, l’initie à la musique. Il lui fera découvrir, l’année de ses 16 ans, la Symphonie de César Franck ; “ce fut une révélation”, dira plus tard Albert Laurent. Entré au Conservatoire de Lille, Albert Laurent y obtient un Premier Prix de piano an 1903 ; il apprend le violoncelle, commence à composer, poursuit des études d’harmonie et de contrepoint, reçoit des félicitations particulièrement élogieuses de Gabriel Fauré lors d’une des inspections du Conservatoire par le grand compositeur. Les années qui suivent sont particulièrement fécondes : de nombreuses œuvres pour le piano (Sonate en sol majeur, et surtout le cycle Par les chemins de la montagne. Six Impressions pour piano), des œuvres de musique de chambre ( citons 2 Sonates pour violon et piano, une Sonate pour violoncelle et piano, 8 Poèmes pour violoncelle et piano, un Trio pour violon, violoncelle et piano, un Poème pour piano et trio à cordes, un Quatuor à cordes, le Chant élégiaque pour violon et piano), de très nombreuses mélodies, un conte lyrique, Le Glas de l’amour, des œuvres pour chœur a capella et chœur et orchestre (Les Dames du temps jadis). Ses œuvres sont jouées à Armentières, dans les Vosges dont son père est originaire, mais aussi à Paris, salle Pleyel, au salon d’automne, à celui de la société des Beaux-Arts ou au salon des musiciens français. Les combats dans le Nord de la France au début de la Première guerre mondiale jettent la famille sur les routes. Elle se retrouve à Abbeville et s’y installe d’abord provisoirement puis définitivement. Et si Albert Laurent continue de composer mélodies, œuvres pour le piano, œuvres de musique de chambre…, il joue aussi beaucoup, donne des conférences, déploie une intense activité d’organisateur de concerts, faisant venir de grands interprètes qui jouent certes des œuvres du passé mais aussi la musique du début du 20ème siècle (Debussy, Fauré, Roussel, mais aussi des compositeurs russes, scandinaves…). En octobre 1935, il devient directeur de l’Ecole de musique, poste qu’il abandonnera en octobre 1966 mais sans jamais cesser de donner des cours de piano. Passionné aussi par l’écriture littéraire, il rédige un ouvrage intitulé La musique et la pensée occidentale et publie des recueils de poèmes et de pensées. Albert Laurent décède le 4 janvier 1978.

 

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