Qu’est-ce que… le cor ?


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Le cor d’harmonie (French horn en anglais) est un instrument à vent de la famille des cuivres. Il est caractérisé par son embouchure et sa perce conique qui lui confère un son doux et riche en harmoniques.

Le cor est un instrument qui a beaucoup évolué au cours des siècles. Les dénominations de cor de chasse, cor à pistons, cor d’harmonie, cor naturel, cor simple (parfois improprement utilisées) désignent un même instrument, le cor, à divers degrés d’élaboration, à divers lieux et époques, où son emploi pouvait différer de celui que nous connaissons aujourd’hui.

 

Le cor moderne ou cor d’harmonie est présent dans les orchestres symphoniques, de nombreux ensembles de musique de chambre et dans les orchestres d’harmonie ; il est par ailleurs souvent sollicité dans les musiques de films de toutes sortes, pour les dessins animés et les bruitages. Il est utilisé plus rarement dans le jazz.

L’embouchure du cor est de petite taille et de forme intérieure conique, différente de celles de la trompette et du trombone qui sont hémisphériques et plus larges. Cette forme conique se retrouve tout le long du tube jusqu’au niveau du pavillon, tout comme le sont le cornet à piston ou les saxhorns. Cette perce donne de la douceur au son, contrairement à la perce cylindrique des cuivres comme la trompette, qui produit un son plus brillant. Le cor est souvent perçu pour son timbre.

Le « corniste » (c’est comme ça que l’on appelle une personne qui joue du cor) produit les notes de la gamme par vibration des lèvres sur l’embouchure. Sa main gauche active trois ou quatre palettes (ou plus rarement Piston), pour changer la hauteur du son. La main droite est placée dans le pavillon pour soutenir l’instrument. Elle permet également d’arrondir le son, d’en corriger la hauteur ou d’effectuer des sons bouchés. L’instrumentiste peut aussi être amené à utiliser une sourdine placée dans le pavillon pour obtenir un timbre plus sourd, mais pas forcément dans le but d’atténuer le son.

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Deux manières de jouer du cor se sont affrontées au cours du XXe siècle :

  • Celle très facilement reconnaissable à son vibrato (variations périodique de la hauteur du son maîtrisée par l’instrumentiste). Elle fut représentée en France par Georges Barboteu et au Canada par Roger-Luc Chayer, par exemple. Les écoles française et russe furent particulièrement spécialisées dans le vibrato.
  • Celle plus anglo-saxonne avec des notes tenues sans vibrato.

Aujourd’hui, la manière « anglo-saxonne » est utilisée par la majorité des cornistes professionnels. Cependant, le style français avec vibrato est encore utilisé par des cornistes comme Peter Damm, Francis Orval, James Sommerville et Roger-Luc Chayer (Quintette National-Disques A Tempo).

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