Qu’est-ce que… le saxophone?

Le saxophone est un instrument dans lequel il faut souffler pour obtenir un son, c’est donc un instrument à vent.

Il est en cuivre comme la trompette, le trombone etc… il brille de mille feux, il est magnifique, vous allez me dire que c’est un instrument de la famille des cuivres…. et bien non, c’est un instrument de la famille des bois !!!!

Je vous explique : pour obtenir un son au saxophone, nous avons besoin de 2 choses : un bec et sur ce bec, une anche qui elle, est en bois, en roseau plus précisément. Quand on souffle dans le bec, on met en vibration cette anche et c’est ce qui produit le son.

Ensuite on ajoute le reste du saxophone, son bocal et son corps et là…. la magie s’opère !!!! vous obtenez le son du saxophone qui peut être tour à tour doux, chaud, tendre, mais aussi parfois puissant, majestueux etc….

Vous pouvez absolument tout jouer avec un saxophone !!! de la musique classique, du jazz, du rock, de la variété…tout !

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Quand peut on débuter le saxophone ?

On peut commencer dès 6 ans (5 ans parfois) sur un saxophone soprano courbe qui est tout à fait adapté à la taille des enfants de cet âge, mais on peut aussi démarrer plus tard même adulte…

on apprend le plus souvent sur un saxophone alto, mais il est envisageable aussi de le faire sur un ténor ou un autre modèle (baryton)….

Nous utilisons la clé de sol pour lire nos partitions.

Nous jouons beaucoup en groupe (duo, trio, quatuor, ensemble ou orchestre ) et ceci dès le début ce qui dynamise l’apprentissage de l’instrument et ce qui contribue à l’épanouissement de chaque élève.

Vous voulez en savoir plus sur le saxophone… vous pouvez lire la suite mais surtout, venez nous voir, venez essayer, c’est la meilleure manière de vous rendre compte par vous-même du bonheur que procure cet instrument.

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Historique du saxophone :

L’histoire du saxophone est liée à celle de son inventeur : Antoine Joseph Adolphe SAX (1814-1884). S’il n’était pas né à Dinant en Belgique, nous ne connaîtrions certainement pas le saxophone.

En effet, le nom de Dinant est associé à la « Dinanderie », c’est-à-dire à une production d’objets en laiton coulé, remplacée plus tard par le travail artistique du métal en feuille par martelage.

Charles-Joseph SAX, père d’Adolphe, est nommé facteur de la Cour de Guillaume 1er d’Orange, qui lui confie le soin de réaliser les instruments, pour les orchestres de l’armée nouvellement créés. Adolphe suit les traces de son père, tout en étant élève au Conservatoire de Bruxelles, et devient un excellent flûtiste. Il s’initie à la clarinette, il crée et perfectionne des instruments tels que le sarrussophone, la clarinette basse, les saxhorns, … .

Visuellement la clarinette basse, à laquelle SAX a contribué, est très proche du saxophone. La clarinette basse et le saxophone sont la sœur et le frère de la « révolution » acoustique opérée par SAX.

En 1841, SAX part pour Paris et créé un nouvel instrument en métal avec une résonance plus forte, qu’il appellera saxophone, son but étant d’avoir « la flexibilité des cordes, la variété de ton des bois et la puissance des cuivres ». La même année à l’exposition de Bruxelles, il présentera son invention (Brevet français N° 3226 du 21 mars 1846). Le saxophone est né.

Berlioz définit ainsi le timbre du saxophone :

« …Son principal mérite néanmoins (dit-il en parlant d’Adolphe Sax) est la création d’une famille nouvelle, complète depuis quelques années seulement, celle des instruments à anche simple, à bec de clarinette et en cuivre. Ce sont les Saxophones. Ces nouvelles voix données à l’orchestre possèdent des qualités rares et précieuses. Douces et pénétrantes dans le haut, pleines, onctueuses dans le grave, leur médium a quelque chose de profondément expressif. C’est en somme un timbre sui generis, offrant de vagues analogies avec les sons du violoncelle, de la clarinette et du cor anglais, et revêtu d’une demi-teinte cuivrée, qui lui donne un accent particulier. Le corps de l’instrument est un cône parabolique en cuivre, armé d’un système de clefs. Agile, propre aux traits d’une certaine rapidité, presqu’autant qu’aux cantilènes gracieuses et aux effets d’harmonie religieux et rêveurs, les saxophones peuvent figurer avec un grand avantage dans tous les genres de musique, mais surtout dans les morceaux lents et doux. Le timbre des notes aiguës des saxophones graves a quelque chose de pénible et de douloureux, celui de leurs notes basses est au contraire d’un grandiose calme pour ainsi dire pontifical. Tous, le Baryton et la Basse principalement, possèdent la faculté d’enfler et d’éteindre le son ; d’où résultent, dans l’extrémité inférieure de l’échelle, des effets inouïs jusqu’à ce jour, qui leur sont tout à fait propres et tiennent un peu de ceux de l’orgue expressif. Le timbre du Saxophone aiguë est beaucoup plus pénétrant que celui des clarinettes en Si b et en Ut, sans avoir l’éclat perçant et souvent aigre de la petite clarinette en Mib… »

Par la suite, Adolphe SAX réalisa 14 tailles différentes de son instrument, dont la moitié seulement est utilisée aujourd’hui.

On retrouve encore maintenant 8 saxophones différents, en partant du plus aigu :

le saxophone piccolo (appelé aussi soprillio inventé récemment en 2002 par le facteur allemand Benedikt Eppelsheim), le sopranino, le soprano, l’alto, le ténor, le baryton, le basse et le contrebasse (une version appelée Tubax a aussi été inventée récemment en 1999 par le facteur allemand Benedikt Eppelsheim) .

Hector BERLIOZ a encouragé Adolphe SAX et composé des œuvres pour saxophone. D’autres compositeurs classiques ont porté l’instrument dans les orchestres classiques, vers 1880, THOMAS, MASSENET, CHARPENTIER, d’INDY, BIZET, SAINT SAENS et R. STRAUSS s’intéressent au saxophone.

Le saxophone se développa beaucoup au sein des orchestres militaires dès que le Gymnase Musical Militaire fut créé, Adolphe SAX y enseigna à partir de 1847. Dans la composition des orchestres des divers régiments, le saxophone était représenté : l’infanterie, la cavalerie, l’artillerie. Peu à peu il s’imposa en Belgique, aux Pays Bas, aux Etats-Unis,… .

Au départ instrument d’harmonie militaire, le saxophone aurait pu stopper son évolution. Mais c’était sans compter sur l’influence de Marcel MULE ainsi que sur la place qu’il prit dans la musique jazz.

En effet, Marcel Mule a introduit le saxophone au sein de la musique classique et a fait évoluer l’instrument tant au niveau musical que technique (avec le vibrato notamment).

Il a créé un répertoire pour ce jeune instrument en transcrivant beaucoup de pièces du répertoire classique pour le saxophone, mais en suscitant également la création de nombreuses œuvres pour saxophone soliste, pour quatuor de saxophones…

Sa carrière fut multiple car il a été tout à la fois, soliste jouant en concert dans bon nombre de pays, musicien fondateur d’un quatuor de saxophones qui lui aussi tourna beaucoup dans le monde, mais aussi en tant que pédagogue : il fut professeur de saxophone au CNSMP dès 1842 et ce jusqu’à son départ à la retraite, environ 80 premiers prix de saxophone sont sortis de sa classe. On peut dire qu’il marqua l’École française classique de saxophone, dont il fut le créateur.

En province, des postes de professeurs sont tenus par des disciples de Marcel MULE. De nombreux élèves étrangers sont venus à Paris pour étudier et ont fait briller l’École française hors de nos frontières : Etats-Unis, Canada, … .

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Le saxophone et le jazz :

Aux Etats-Unis après la guerre de Sécession (1861-1865), on créa nombre de chansons et de balades, le blues dans sa forme moderne allait naître. La musique des orchestres à cordes, des orchestres de cuivre et des pianos de bastringues s’impose. Le cake-walk, puis le ragtime firent leur apparition. Ces divers courants s’unirent au début du XX ème siècle pour former une nouvelle musique que l’on appellera le jazz. C’est vers 1850 que s’implante l’instrumentation moderne (avec SAX) qui se rapproche de la voix humaine. Le saxophone est cette voix qui permet au peuple noir de s’exprimer.

C’est avec les soldats américains qui vont combattre sur le front lors de la Première Guerre mondiale que le jazz débarque en Europe. Ainsi, le saxophone est entré dans les mœurs musicales. Á la faveur de l’engouement du public, le saxophone détrône peu à peu la clarinette dans les ensembles (comprenant souvent deux altos et un ténor) et rivalise avec la trompette avant de la supplanter dans le jeu soliste. Depuis les années 1950, le saxophone alto compte dans le jazz moins de représentants illustres que son plus proche parent le saxophone ténor. Il en demeure néanmoins, avec ce dernier mais aussi la trompette et le trombone, l’une des voix essentielles.

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Le saxophone et la musique contemporaine :

En tant qu’instrument « nouveau et novateur », le saxophone a beaucoup attiré les compositeurs de musique contemporaine, comme : Edison Denisov, Antoine Tisné, Luciano Berio, Philip Glass, John Adams, Terry Riley, François Rossé, Christian Lauba, Etienne Rolin, Thierry Alla, Christophe Havel…

Ces compositeurs ( et d’autres) vont exploiter toutes les possibilités instrumentales de l’instrument telles que : les sons multiphoniques, le jeux en harmonique, le slap, la respiration circulaire…

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