Saison musicale 2017 – 2018

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EN AVANT PREMIÈRE DE LA SAISON
Événement exceptionnel
Récital de la harpiste Marielle Nordmann avec Alexandra Luiceanu et Clara Izambert

 

Jeudi 7 septembre 2017 – 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville

 

À l’occasion de l’enregistrement d’un CD (Label Evidence Classics dirigé par Nicolas Bartholomée) à la chapelle du Carmel d’Abbeville en compagnie d’Alexandra Luiceanu, professeur au CRI de la Baie de Somme, et de Clara Izambert, professeur au CRR d’Amiens, la grande harpiste de réputation internationale Marielle Nordmann, bien connue du public abbevillois, offre le jeudi 7  septembre 2017 un récital à la chapelle du Carmel d’Abbeville, un lieu pour lequel elle a eu un véritable coup de cœur.

Un moment intense de musique mais aussi d’humanité à ne pas manquer.

 

 

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Musicales de fin de semaines
Organisées par Baie de Somme 3 Vallées
Directeur artistique : Adrien Levassor, professeur au CRI de la Baie de Somme

 
Vendredi 13 octobre 2017 – 20h30
Église Saint-Martin – Saint-Valéry-sur-Somme

Ensemble Artifices et les Chanteurs d’oiseaux

Violon et direction artistique : Alice Julien-Laferrière
Flûtes, appeaux, ocarinas : Matthieu Vialle
Théorbe, guitare : Thibaut Roussel
Chants d’oiseaux : Jean Boucault et Jonny Rasse

 

Aussi longtemps que remonte la mémoire de l’Homme, nous avons regardé vers le haut. Au-dessus de nos têtes, on regardait les oiseaux libres comme nous voudrions l’être, chantant comme nous essayons de le faire.

Margaret Atwood

 

L’Ensemble Artifices réinvente l’univers aux mille facettes du baroque et de l’illusion en se consacrant à l’imitation en musique. Le chant des oiseaux assure le fil conducteur de ce concert, depuis les nombreuses œuvres baroques qui y puisent leur inspiration (Rameau, Couperin …) jusqu’à l’emblématique ῞Cygne῝ du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Ce thème universel permet de relier la musique dite ancienne à notre temps car les oiseaux nous transmettent de manière intemporelle par leurs chants un vestige de l’environnement sonore du XVIIIème siècle.

Pour ce concert exceptionnel, l’Ensemble Artifices s’associe aux talentueux chanteurs d’oiseaux Johnny Rasse et Jean Boucault. Originaires de la Baie de Somme, nos deux chanteurs, durant leur enfance, étaient voisins, fréquentaient la même école, les mêmes terrains de jeu et les mêmes marais ; ils découvrirent très vite leur don pour les imitations de cris d’oiseaux. Ce don, ils l’exercèrent et le peaufinèrent alors dans un seul but : briller lors des concours de chants d’oiseaux et en particulier, le plus réputé, celui du Festival de l’Oiseau et de la Nature. Ils sont aujourd’hui sollicités par des festivals prestigieux comme La Folle journée de Nantes et développent une carrière internationale : Japon, Russie, Pologne…

On a toujours cru qu’il y avait deux types d’hommes : ceux qui sont malheureusement au ciel et ceux, bien vivants, accrochés à la terre mais c’est oublier nos deux amis qui par leur don réunissent la terre et le ciel, le matériel et l’immatériel.

Jean-François Zygel

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Samedi 14 octobre 2017 – 20h30
Église Saint-Jean-Baptiste Long

La nouvelle génération du duo Trompette et Orgue

Romain Leleu – Trompette
Ghislain Leroy – orgue

Au programme : Jean-Sébastien Bach, Georg Friedrich Haendel, Vassily Brandt, Sergueï Rachmaninov, Thierry Escaich

 

Élu ῞révélation soliste instrumental῞ lors des Victoires de la Musique Classique 2009, Romain Leleu est considéré comme l’un des meilleurs interprètes de sa génération. Invité des plus grands orchestres et de festivals prestigieux dans le monde entier, il possède un large répertoire allant des concertos baroques aux créations d’aujourd’hui, dont certaines lui sont dédiées. Il est déjà à la tête d’une abondante discographie qui démontre l’éclectisme de ses inspirations.

Distingué aux Concours internationaux de Kotka (Finlande) et Lübeck (Allemagne), Ghislain Leroy remporte à l’âge de 22 ans le Premier Grand prix d’interprétation au Concours international d’orgue de la ville de Paris. Depuis, il est l’invité de grands festivals du monde entier. Titulaire en résidence au Sapporo Concert Hall en 2007, il exerce au Japon une double activité de concertiste et de pédagogue, se produisant lors de très nombreux récitals dans tout le pays. Ghislain Leroy est notamment professeur assistant au Conservatoire Royal de Bruxelles.

Originaires du Nord de la France avant d’intégrer les CNSM de Paris et Lyon, Romain Leleu et Ghislain Leroy revisitent depuis 2006 le duo trompette et orgue, formation emblématique illustrée en particulier par Maurice André et Marie-Claire Alain. Ces deux artistes d’exception, d’une rare complicité musicale, proposent dans leurs récitals un large panorama où se côtoient tous les styles et les époques mais qui se veut accessible. Dédicataires de plusieurs œuvres contemporaines et curieux de répertoires originaux, ils souhaitent faire partager leur passion pour leur instrument et pour la musique au plus large public, et ce, dans les programmations les plus renommées en France comme à l’étranger.

Ils nous proposent un programme qui s’annonce particulièrement brillant allant des concertos baroques, en passant par les variations de concert virtuoses du XIXème siècle jusqu’à une incursion dans le grand répertoire de trompette d’aujourd’hui qui s’inspire du jazz ou de la danse.

 

Ce concert est une excellente occasion de découvrir ou redécouvrir l’église Saint-Jean-Baptiste de Long et son orgue, patrimoine exceptionnel de la région. Associé à la trompette de Romain Leleu, l’orgue (monument historique) construit en 1877 par le plus grand facteur d’orgue de son temps, Aristide Cavaillé-Coll, permettra sous les doigts et les pieds virtuoses de Ghislain Leroy de faire revivre les riches heures de la ville de Long.

Adrien Levassor

 

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Dimanche 3 décembre 2017 – 17h
Chapelle du Carmel – Abbeville

Belle époque et désillusions

Marie-Luce Gillet – violon
Guillaume Potiron – flûte
Anne-Lise Gillet – piano

 

Longtemps absente des dictionnaires musicaux, la compositrice Mel Bonis (1858 – 1937) connaît aujourd’hui une belle ferveur. De style post-romantique aux accents impressionnistes et parfois orientalistes, la musique de Mel Bonis se caractérise par une force d’inspiration que nourrit une âme ardente et quelque peu mystique. La Suite en trio op. 59 jouée lors de ce concert comprend une Sérénade, lyrique, une Pastorale, pleine de subtilités harmoniques et flatteuse pour le flûtiste et un Scherzo, très allant. La conclusion brille de mille feux romantiques.

Écrite par Claude Debussy en février-mars 1917, quelques mois avant qu’il ne décède, la Sonate pour violon et piano est digne des merveilleuses réussites de Mozart ou du Brahms de la Sonate en sol. Le grand philosophe Vladimir Jankélévitch, un remarquable connaisseur de l’œuvre de Debussy, écrit :  ῞ La 3ème Sonate de Claude Debussy brûle d’un feu intérieur qui l’embrase ; à travers ces courtes pages inspirées, haletantes, incandescentes et si impérieusement géniales, ne devine-t-on pas l’ange de la mort qui bouscule les notes et précipite les traits dans une sorte de hâte fébrile et passionnée ? Car le temps presse… ῞

Après des études à Paris auprès de Raoul Pugno et Jules Massenet, Henri Woollett rentre au Havre, sa ville natale, où il enseigne le piano et a pour élèves André Caplet, Arthur Honegger (tous deux natifs du Havre) et Raymond Loucheur. Directeur de la Société Philharmonique, il est dans sa ville un infatigable promoteur de la musique. Il est connu pour ses mélodies, ses pièces pour le piano et ses œuvres de musique de chambre.

Reynaldo Hahn connut une carrière de compositeur fulgurante. Marcel Proust, avec lequel il entretint des liens amicaux jusqu’à la mort de l’écrivain, écrit en 1903 : ῞cet ‘instrument de musique’ qui s’appelle Reynaldo Hahn étreint tous les cœurs, mouille tous les yeux dans le frisson d’admiration qu’il propage au loin et qui nous fait trembler, nous courbe tous l’un après l’autre, dans une silencieuse et solennelle ondulation des blés sous le vent῞. La Sonate pour piano et violon fut inspirée au compositeur par les allées et venues qu’il faisait en automobile entre Paris, Nice, Cannes et Toulon.

Composée en 1942–1943 à la mémoire du grand poète espagnol, Federico Garcia Lorca, assassiné le 19 août 1936 par les milices franquistes, la Sonate pour violon et piano de Francis Poulenc fut créée par la grande violoniste Ginette Neveu. À propos de sa Sonate, Poulenc écrit : ῞Ce n’est pas mal, je crois, et en tout cas fort différent de la sempiternelle ligne de violon-mélodie des sonates françaises du XIXème siècle. Comme celles de Brahms sont belles ! Je les connaissais mal. On ne peut obtenir un bon équilibre sonore entre les deux instruments si opposés que si on les traite équitablement, à part égale῞.

 

Mel Bonis : Suite en trio pour flûte, violon et piano (1903)
Claude Debussy : Sonate pour violon et piano (1917)
Henri Woollett : finale en forme de variations de la Sonate en ut min pour violon et piano (1919)
Reynaldo Hahn : Sonate pour violon et piano en ut Majeur (1927)
Francis Poulenc : Sonate pour violon et piano à la mémoire de Federico Garcia Lorca (1943)

 

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Lundi 15 janvier 2018 – 18h
Mardi 16 janvier 2018 – 14h

Chapelle du Carmel d’Abbeville

Du rêve que fut ma vie

Un spectacle qui s’appuie sur les courriers de Camille Claudel par la Cie Les Anges au Plafond
L’une des meilleures jeunes compagnies de marionnettes avec la participation de la contrebassiste Fanny Lasfargue, formée au CNSM de Paris, une des grandes figures de la nouvelle scène française

Une histoire de Camille Trouvé et Brice Berthoud
Jeu et Manipulation
 : Camille TrouvéMusique : Fanny Lasfargue
Scénographie et mise en page
 : Brice Berthoud assisté de Jonas Coutancier
Avec la précieuse collaboration de
Saskia BerthodCostumes : Séverine ThiébaultAide à la construction : Magali Rousseau
Régie et lumières
 : Marina Gabillaud-Lamy

 

Après Les Mains de Camille, spectacle qui explorait l’enfance de Camille Claudel, les liens avec sa famille et ses contemporains, Les Anges au Plafond plongent dans la correspondance de cette ῞sculpteuse῞ (c’est ainsi que Camille Claudel se définissait) qui fut une artiste de génie. Un spectacle bouleversant à partir de la correspondance déchirante de Camille Claudel. Des missives libertaires et provocatrices de sa jeunesse parisienne aux courriers non expédiés de la maison de santé, se dessine un portrait en creux, fait aussi de silence et de non-dit.

Il faut savoir lire entre les lignes, déchiffrer les billets d’humeur aux marchands d’art, aux huissiers, décoder les lettres d’amour ou de menace pour tenter de comprendre le moment où la raison vacille et où l’histoire bascule dans ce ῞désastre fin de siècle῞. Lettres, courriers, missives, petits mots, télégrammes, dépêches, plis, billets… Tout ce que vous entendrez est issu de la correspondance. Rien n’a été modifié.

Bien que bouleversée par cette poignante évocation d’une femme terriblement blessée, abandonnée, oubliée, dont le talent aurait pu offrir bien davantage d’œuvres au caractère universel, l’assistance a longuement applaudi cette extraordinaire performance hors des estrades habituelles.
L’Echo – Juin 2014 – spectacle à la Maison de George Sand

Camille Trouvé s’est formée, par hasard, à l’art de la marionnette à fils à Glasgow. Revenue en France, elle cofonde en 1996 la compagnie Les Chiffonnières. Entre 1996 et 2006, elle mène une recherche entre image et musique. Ce travail aboutit à la création de cinq spectacles de marionnettes. En 1999, elle rencontre Brice Berthoud, circassien de formation – il a débuté comme fil-de-fériste et jongleur -, comédien-marionnettiste et metteur en scène, avec lequel elle crée la compagnie Les Anges au Plafond. Constructrice, bricoleuse d’objets articulés insolites, mais aussi marionnettiste et comédienne, elle poursuit sa recherche, traçant au fil des créations un univers visuel original et décalé. Les Anges au Plafond furent compagnie invitée au 18ème Festival mondial des théâtres de marionnettes de Charleville-Mézières.

 

Une rencontre est prévue avec les élèves de la classe de contrebasse.

Une coproduction Equinoxe – Scène nationale de Châteauroux.
Avec le soutien de l’Espal, scène conventionnée 
En partenariat avec le musée Boucher-de-Perthes d’Abbeville

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Mercredi 17 janvier 2018 – 14h30 & 18h30
Chapelle du Carmel – Abbeville

Le Cri Quotidien

Cie Les Anges au Plafond
avec la participation de la violoncelliste Sandrine Lefebvre

 

Jeu et construction du livre : Camille Trouvé
Musique
 : Sandrine Lefebvre  
Mise en pli, mise en page
 : Brice Berthoud

 

Le Cri Quotidien, c’est l’histoire d’une lectrice ordinaire perdue dans le labyrinthe des pages de son quotidien et dans les extraordinaires nouvelles de tous les jours. C’est l’histoire d’un jour où l’actualité sort de ses gonds et se donne en spectacle.

On y voit des hommes en papier échapper des mots, des villes et des déserts se déplier et grignoter les pages, on y entend le son d’un violoncelle couvrir les grandes phrases.

C‘est drôle, c’est triste, c’est un journal.

Du papier, rien que du papier, imprimé, plié, déchiré, découpé, déplié en éventail ou bâti en cathédrale. Les marionnettes naissent entre les pages puis se fondent dans les écritures. Le journal construit selon la technique du Pop-up (c’est le nom anglais pour définir ces livres dont les éléments se dressent une fois la page ouverte – aujourd’hui, le pop-up désigne aussi les fenêtres qui s’ouvrent de manière inopportune sur les sites internet) laisse apparaître un petit décor à chaque fois qu’une page se tourne. La violoncelliste, elle, est absorbée par la lecture d’une nouvelle partition, partition étrange qui mêle sonate classique et crissement de pneus, adagio et gloussement de poules.

Une rencontre est prévue avec les élèves de la classe de violoncelle.

Coproduction : Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff
Les Anges au Plafond sont artistes associés à la MCB – SN de Bourges, en compagnonnage avec La Maison des Arts du Léman – SN de Thonon et Le Bateau Feu – SN de Dunkerque, conventionnés par la DRAC Île-de-France et soutenus par le Conseil départemental des Hauts de Seine

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Vendredi 3 février 2018 – 20h
Espace culturel Saint-André – Abbeville

Cinq pianistes et deux pianos

Georges Dumé
Anne-Lise Gillet
Nawal Oueld Kaddour
Jean-Baptiste Porquet
Geneviève Triplet

Dernière œuvre concertante de Serguei Rachmaninov, la Rhapsodie sur un thème de Paganini fut créée en novembre 1934 à Baltimore avec le compositeur au piano accompagné par l’Orchestre de Philadelphie dirigé par Leopold Stokowski. Elle est faite de 24 variations sur le 24ème Caprice pour violon solo de Paganini, Caprice qui inspira, avant Rachmaninov, Brahms et Liszt et inspirera en 1941 Lutoslawski. La Rhapsodie est l’une des sept pièces de Rachmaninov citant la mélodie du Dies irae, peut-être une allusion à la légende selon laquelle Paganini aurait vendu son âme au diable.

 

Maurice Ravel note sur la partition de La Valse : ῞une résidence impériale autour de 1855῞. Et il décrit : ῞des nuées tourbillonnantes laissent entrevoir par éclaircies des couples de valseurs. Elles se dissipent peu à peu ; on distingue une immense salle peuplée d’une foule tournoyante. La scène selon Ravel lui-même, un ῞tourbillon fantastique et fatal῞, une mécanique qui semble se dérégler progressivement.
Composée en quelques semaines à la demande du chef d’orchestre Paul Whiteman, la Rhapsodie in blue de George Gershwin fut créée en février 1924 par l’orchestre de Whiteman, avec le compositeur au piano. Gershwin avait été ῞un gamin de la rue, un élève difficile. Il n’avait pas été un pianiste précoce faute de piano, mais dès que ses parents en eurent un, il devint une sorte de chien fou de la virtuosité et de l’improvisation῞ (Marc Bosmans). Puis il eut la chance d’avoir d’excellents professeurs. Enregistrant de nombreux rouleaux pour piano mécanique, il développa ῞un jeu très articulé, très précis et d’une pulsation rythmique irrésistible῞. La Rhapsodie in blue, en fait un concerto pour piano, se ressent de l’art de l’improvisation de Gershwin. 

 

En cette année de commémoration du 100ème anniversaire de la mort de Claude Debussy, nous avons choisi de vous proposer deux œuvres parmi les dernières écrites par le compositeur : les Six épigraphes antiques de 1914, librement inspirés des modes anciens ou orientaux, et le triptyque virtuose En blanc et noir composé en 1915, œuvre de guerre, de deuil, en touches noires et blanches, dont le 2ème mouvement est dédié au lieutenant Jacques Charlot, cousin de l’éditeur de Debussy, tué au combat le 3 mars 1915. Citons Pierre Boulez à propos de Debussy : ῞nul doute que Debussy ait donné à entendre qu’il fallait non moins que la construire, rêver sa révolution῞.

Serguei Rachmaninov : Rhapsodie sur un thème de Paganini
Claude Debussy : En blanc et noirSix épigraphes antiques
Maurice Ravel : La Valse
George Gershwin : Rhapsody in blue

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Vendredi 16 février 2018 – 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville

Concertos déconcertants
Les Contre-Sujets

Samuel Rotsztejn – flûte à bec
Koji Yoda – violon
Maya Enokida – violon
Eric Tinkerhess – viole de gambe
Takahisa Aida – clavecin

 

 

Fondé en 2012 à Paris par Samuel Rotsztejn, agrégé de mathématiques, ingénieur centralien, flûtiste à bec, traversiste et claveciniste, l’ensemble Les Contre-Sujets réunit de jeunes musiciens désireux d’explorer de nouveaux formats de concerts en interaction avec le public.

Les Contre-Sujets furent en 2015 l’un des quatre ensembles invités par le Concours International Haendel de Göttingen et ont été retenus parmi les finalistes du 1er Concours international du Val de Loire présidé par William Christie. Depuis, l’ensemble a bénéficié de résidences à Ambronay (France), York (Grande-Bretagne), Ljubljana (Slovénie) et Pavie (Italie). Il a été sélectionné comme Jeune Ensemble 2017 par Vincent Dumestre qui dirige le Poème Harmonique pour la saison de la chapelle Corneille de Rouen.

Pour le concert de ce soir, outre Samuel Rotsztejn à la flûte à bec, l’ensemble qui est à géométrie variable sera composé du violoniste Koji Yoda, formé à l’université Toho-Gatuen de Tokyo, membre d’ensembles prestigieux et par ailleurs pâtissier de l’école de Pierre Hermé, de la violoniste Maya Enokida qui s’est spécialisée dans l’interprétation sur instruments anciens au Trinity College of Music de Londres, elle aussi collaborant avec de grands ensembles, du gamiste Eric Tinkerhess, diplômé du Conservatoire d’Oberlin dans l’Ohio et CNSM de Paris et du claveciniste Takahisa Aida, brillamment diplômé du CNSM de Paris et lauréat du 23ème Concours international Yamanashi et par ailleurs professeur de clavecin et de musique ancienne au CRI de la Baie de Somme.

Les Contre-Sujets proposent un programme de compositeurs français et allemands du début du XVIIIème siècle qui cherchèrent à « réunir les goûts » en écrivant des œuvres concertantes sonnant italien mais gardant la trace de leur pays d’origine.

 

Jacques-Christophe Naudot : Concerto opus XVII, 5
Jean-Philippe Rameau : IVème Pièce de Clavecin en Concert
Antonio Vivaldi : Concerto per Flauto, Due Violoni e Basso
Georg Philipp Telemann : Concerto per Viola Da Gambe, due Violoni e Cembalo
Johann Sebastian Bach : Concerto per il Cembalo solo
Johann Friedrich Fasch : Sonate à 4
Programme donné pour la radio slovène en août 2016 au château de Slovenska Bistrica.
Le concert sera suivi d’une rencontre avec le public.

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Vendredi 23 mars 2018 – 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville

Carnet de voyage
autour des magnifiques Folk Songs de Luciano Berio

Alexandra Luiceanu – harpe
Les Anges Vagabonds sous la direction de Pierre Sosin

 

Au programme : Berio, Bartók, Shankaer, Takemitsu, Piazzola, Granados

 

Michel Déon disait que l’on n’aime vraiment un pays qu’après l’avoir bu, mangé et entendu chanter… Le folklore musical est à l’honneur dans Invitation au voyage, véritable tour du monde musical où musique savante et musique populaire se confondent pour ne faire qu’un.

La musique dite savante n’a cessé de puiser ses racines et son inspiration dans le folklore populaire. Dès la renaissance, des chansons en vogue sont réutilisées lors des messes, les danses populaires sont récupérées et réinventées par les compositeurs et seront même à l’origine des grandes formes classiques. Le XIXème siècle et la montée des nationalismes voient le folklore mis à l’honneur autant dans les Mazurkas de Chopin, les Rhapsodies de Liszt que les grands thèmes d’Albeniz ou Stravinski. Bartók inventera même l’ethnomusicologie en puisant avec Kodaly dans les racines du folklore hongrois pour y nourrir toute son œuvre. Ainsi, en tout temps, le patrimoine musical populaire sort des rues, ne cesse de se réinventer au fur et à mesure des époques et s’invite dans les salles de concert : tango, jazz, musiques primitives s’allient aux langages contemporains.

La musique vibre de cette universalité qui réunit les âmes et abolit les différences. À l’occasion des 25 ans de l’entrée en vigueur du Traité de Maastricht créant l’Union Européenne, le concert Invitation au voyage traverse l’Europe et les océans pour faire entendre le chant des terres à travers le talent de huit artistes dirigés par le prometteur chef Pierre Sosin, actuellement chef d’orchestre au CRD de Clamart, Directeur Musical de l’Orchestre de Brétigny-sur-Orge et des Rencontres Musicales Européennes de Saint-Chéron. Seront notamment interprétés les magnifiques Folk Songs de Luciano Berio composés en 1964. Le compositeur y montre son attachement à la chanson traditionnelle en alliant avec subtilité, finesse et génie les airs folkloriques de plusieurs pays d’Europe aux textures sonores de son temps.

Alexandra Luiceanu

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Mardi 17 avril 2018 – 20h
Chapelle du Carmel – Abbeville 

L’indicible sous les doigts

Hélène Walter – soprano
Maitane Sebastian – violoncelle
Julien Le Pape – piano
Jean-Jacques Greif – narrateur

 

Je peux raconter ma propre expérience. J’ai commencé le piano vers 35 ans (après un apprentissage poussif dans mon enfance, interrompu quand mon petit frère m’a humilié par ses propres fulgurances). Étant adulte, j’ai découvert peu à peu que l’on ne ressentait pas la même chose quand on entendait la musique au concert ou à la radio et quand on la jouait soi-même. Je trouve en particulier qu’une sensualité extraordinaire passe dans les doigts et envahit tout le corps quand on joue la musique de Brahms. J’ai toujours pensé que le compositeur adressait de cette manière des messages d’amour à Clara, puisque c’était sa principale interprète pour les parties de piano. Brahms transgressait ainsi l’interdit de l’adultère tout en conservant à la relation avec Clara son caractère platonique. Quand il voyait le plaisir que Clara éprouvait à jouer Brahms, Schumann avait des raisons de se sentir jaloux.

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À la fois écrivain et pianoteur, Jean-Jacques Greif nous propulse ainsi dans les sens cachés de la musique de Brahms, si habitée par un amour resté platonique pour l’éternité. Souvent attribué à de la démence, le désarroi personnel de Robert Schumann aura suffisamment influencé la créativité de son épouse concertiste et de son ami compositeur protégé, permettant un rêve d’amour, empêchant un amour rêvé.

Reliées par les plus beaux chants d’amour composés par Robert, Clara Schumann et Johannes Brahms, les correspondances et les Sonates avec violoncelle se tissent sur une trame d’hommages dont l’inspiration artistique se doit à la sublimation de l’impossible.

Maitane Sebastian

 

Trois grands interprètes et Jean-Jacques Greif comme narrateur pour le concert de ce soir. Hélène Walter, formée à la Haute École de Musique de Lausanne et lauréate des concours internationaux de Mâcon et Clermont-Ferrand, mène une carrière très prometteuse – elle a interprété en 2014 le rôle-titre dans Pelléas et Mélisande de Claude Debussy à Paris. Julien Le Pape, après de brillantes études au CNSM de Paris, fut lauréat du prestigieux Concours Clara Haskil à Vevey-Montreux, puis reçut le Prix d’encouragement de la Fondation Geza Anda pour sa prestation au Concours Geza Anda à Zürich. Membre  de l’ensemble de musique contemporaine tm+, il a participé à l’ambitieux projet de recréation de Votre Faust d’Henri Pousseur et Michel Butor. Parmi ses enregistrements, deux disques avec le trompettiste Romain Leleu que vous avez pu entendre en début de saison. Et Maitane Sebastian bien connue du public du Conservatoire de la Baie de Somme où elle enseigne comme PEA. Son parcours atypique l’a amenée à expérimenter de nombreux courants musicaux, ses riches rencontres ont marqué son jeu et sa vision musicale. Ses nombreux enregistrements, allant de Bach aux musiques d’aujourd’hui et loués par la presse, sont le reflet de sa recherche du phrasé organique, la fidélité au sens de l’œuvre allant du détail à sa structure et à son contexte.  

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Dimanche 13 mai 2018 – 17h  
Eglise Saint-Jean-Baptiste – Long

Hommage à Felix Mendelssohn

Simon Milone – violon
Marie-Paule Milone – chant, violoncelle
Adrien Levassor – orgue

 

Dans le cadre de Jour de l’Orgue et Orgue en France

 

Ce concert hommage met Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809 – 1847) à l’honneur. Mort jeune, virtuose du piano, de l’orgue, compositeur précoce et prolixe, Schumann voit en lui le ῝Mozart du XIXème siècle῞. Son deuxième Concerto pour violon ou Le Songe d’une nuit d’été (musique de scène d’après Shakespeare) appartiennent à la mémoire collective.

Mendelssohn est aussi un maillon essentiel entre le XVIIIème siècle et l’avènement du romantisme. En effet, c’est lui qui redonne vie à la musique de Jean-Sébastien Bach en dirigeant à Berlin en 1829 – il a 20 ans – la Passion selon Saint-Matthieu. Il donnera également un récital d’orgue consacré à des œuvres de Bach pour récolter des fonds afin d’ériger une statue à la gloire du Cantor de Leipzig.

Mais Mendelssohn, c’est aussi les nombreuses Romances sans paroles pour piano, les grands oratorios, l’intérêt pour l’art vocal, les grandes symphonies, la musique de chambre qui sont l’œuvre d’un homme de son temps.

Le programme mettra en valeur tous ces aspects de la très riche personnalité de Mendelssohn. Le magnifique orgue de Long fera entendre une Sonate écrite originalement pour l’orgue mais également les célèbres Variations Sérieuses pour piano dans une transcription que n’aurait pas reniée l’auteur. Le violon révèlera les délicates mélodies des Romances sans paroles, ainsi que quelques thèmes bien connus du Songe d’une nuit d’été. La merveilleuse voix de Marie-Paule Milone nous montrera un Mendelssohn à la croisée des chemins avec des airs de J. S. Bach, des extraits des grands oratorios de Mendelssohn comme du Requiem allemand de Johannes Brahms.

À l’heure où la spécialisation fait rage, la trajectoire de Marie-Paule Milone est de celles qui font d’elle l’une des musiciennes les plus accomplies de sa génération. Formée en Finlande et aux États-Unis, elle mène une double carrière de chanteuse et de violoncelliste. Elle est mezzo solo dans un disque consacré au Requiem de Maurice Duruflé avec la Maitrise de Notre-Dame de Paris (CHOC du Monde de la Musique), et son album consacré aux Lieder et pièces instrumentales de Joseph Marx avec le pianiste Denis Pascal a été unanimement salué par la presse. Marie-Paule Milone enseigne au CRR de Paris

Formé à Bruxelles, Simon Milone est violoniste au sein de l’orchestre Les Siècles dirigé par François-Xavier Roth depuis 2005 et enseigne au conservatoire du centre de Paris.

Adrien Levassor

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Samedi 9 juin 2018 – 20h30
Tribunal de commerce – Saint Valéry-sur-Somme

Alexandra Luiceanu
présente
From Russia with love
Programme slave pour harpe seule

 

Au programme : Balakirev, Prokofiev, Zabel, Glinka, Liszt, Golestan, Ivanov, Smetana, Walter-Kühne

L’âme d’artiste d’Alexandra est depuis toujours forgée par deux mondes : l’Europe de l’Est où naquit une partie de sa famille et la France, terre de refuge pour les siens. Dans From Russia with love, Alexandra propose un voyage musical où ces deux univers d’Orient et d’Occident se mêlent et s’épousent à travers un programme d’œuvres de compositeurs slaves. Sensible à la profondeur et la complexité de cette musique où la nostalgie propre à l’῞âme russe῞ se nourrit autant de l’Histoire que des plus intimes tourments humains, Alexandra allie sa virtuosité naturelle à l’émotion vibrante d’un Glinka ou la folle extravagance d’un Tchaïkovski. Mais l’est et l’ouest se répondent à l’image de cette harpiste aux deux facettes : le russe Zabel se souvient ainsi de Gounod dans sa Fantaisie tout en lui donnant le lyrisme de cette âme slave où nostalgie, fatalité et mélancolie se côtoient dans un ondoyant désordre. La légèreté en rien innocente du Prélude de Prokofiev fait écho à cette force sourde du Rossignol de Liszt dont la mélodie d’Alabiev résonne avec tout le folklore d’un pays qui semble avoir souffert autant qu’il n’a aimé. Ce pays si vaste, où comme l’écrit Andreï Makine, la surabondance d’espace engloutit le temps. Demain signifie ῞un jour, peut-être῞, le jour où l’espace, les neiges, le destin le permettront. Le fatalisme…

Ainsi, From Russia with love distille les nombreux visages d’une âme russe, ses passions et ses brisures, jusqu’à ce qu’elles deviennent bien davantage que musique et n’existent plus que par leur beauté.

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Vendredi 29 juin 2018 – 21h
L’aqu’ABB – Centre de natatation communautaire de la Baie de Somme – Abbeville

Carte blanche à Angéline Le Ray

 

La qualité de l’acoustique à l’aqu’ABB continue de surprendre. En mars 2017, la voix d’Angéline Le Ray a émerveillé le public. Elle se propageait sur l’eau, claire, cristalline et sensitive. Elle a carte blanche pour le concert de cette année. Angéline vous propose un opéra de chambre, Rita de Donizetti, écrit en 1841 sur un livret en français de Gustave Vaëz, collaborateur du compositeur pour La Favorite, l’une des plus admirables partitions de notre scène lyrique. La version originale en français de Rita fut créée à Paris à l’Opéra-Comique en 1860.

Doué d’une facilité prodigieuse, Donizetti compose Rita en une semaine : dans l’auberge nommée ῞Chez Rita῞, la patronne bat son 2ème mari. Or, un jour, revient le 1er mari que l’on croyait mort. Autrefois, c’était lui qui la battait. Rita se retrouve donc avec deux maris, c’est un de trop. Lequel garder ? Rita est une femme moderne, émancipée, qui a pris sa vie en main et la mène tambours battants.

 

Cet opéra en un acte sera complété par… Nous n’en dirons pas plus. Angéline Le Ray a carte blanche.

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Et aussi…
Vendredi 24 novembre 2017 à 19H
Théâtre municipal
Les élèves du Conservatoire et de l’École intercommunale de la Baie de Somme chantent et dansent pour l’UNICEF
Dimanche 26 novembre 2017 à 16H
Église Saint-Wulphy de Rue 
Biosphère
de Gilles Mougenet interprété par les chorales du conservatoire dirigées par Anne Sarazin et le Chœur Albert Laurent dirigé par Ian Ward
Vendredi 1er décembre 2017
Auditorium Henri Dutilleux du CRR d’Amiens
Participation de la classe de harpe au concert organisé Clara Izambert, professeur de harpe au CRR d’Amiens, autour de la musique contemporaine. Dans le cadre des Journées Internationales de l’électroacoustique et de la créativité
Vendredi 8 décembre 2017 à 20H
Chapelle du Carmel d’Abbeville
Oratorio de Noël
de Camille Saint Saëns par le Chœur de chambre du conservatoire sous la direction d’Angéline Le Ray avec Anne-Lise Gillet au piano
Vendredi 26 janvier 2018 à partir de 19H
Garopôle
La Nuit des Conservatoires
Une nuit pour un regard décalé
Une nuit pour un moment festif
Une nuit pour se laisser surprendre
avec la participation de la chorale du collège Millevoye et d’élèves de l’École intercommunale de la Baie de Somme
Mardi 19 juin 2018 à 19H30
Salle polyvalente – Pinchefalise – Bois des Bacchantes – Boismont
Anne-Lise Gillet reprend une formule de concert qu’elle avait initiée il y a quelques années. Offrir aux élèves adultes du CRI une soirée qui leur est consacrée et intitulée ῞Adultes en scène῞. Venez nombreux les encourager.
Mercredi 20 juin 2018 – Portes ouvertes au conservatoire de musique et de danse
À 19H : concert de fin d’année de l’Orchestre Symphonique sous la direction de Maitane Sebastian, avec des solistes-surprises, pour un menu allant de Vivaldi à Grieg, en passant par Brahms.
 
 

 

 

 

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